Publié le : 4th juin 2021

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CSDHI – Le rapport de mai 2021 de l’Iran Human Rights Monitor sur la situation des violations des droits humains en Iran est maintenant publié. Comme toujours, sa lecture est troublante et très difficile. Notamment en ce qui concerne les exécutions, la répression et les arrestations. En voici un examen général.

Exécutions et meurtres arbitraires

L’Iran a exécuté environ 21 personnes au cours du mois de mai. Il a pendu 15 personnes sur des accusations de drogue et 2 pour viol. Normalement ces crimes ne sont pas passibles de la peine de mort en vertu du droit international. Bien sûr, il n’y a rien d’étonnant là-dedans. Surtout quand on sait que l’Iran est le plus grand bourreau du monde par rapport à sa population.

L’un de ces cas est celui de Behzad Adl, 25 ans, que des agents iraniens ont exécuté dans la prison Adelabad de Chiraz pour viol. Les autoritésont obtenu ses aveux sous la torture, il n’a pas eu accès à un avocat et a rétracté ses aveux au tribunal. Un autre, Mehran Naroui, citoyen baloutche, a été torturé pour passer aux aveux, selon Amnesty International. Les agents du régime l’ont exécuté en dépit d’une campagne menée sur les médias sociaux pour lui sauver la vie.

La police iranienne a tué 16 personnes. Elle en a blessé 15 autres sans arrestation ni procès.  que les forces de sécurité font souvent aux porteurs frontaliers.

Arrestations et mauvais traitements infligés aux prisonniers

Les agents des mollahs ont arrêté plus de 540 personnes. Beaucoup en raison de leurs activités religieuses ou politiques.

Simultanément, les prisonniers suivants ont entamé une grève de la faim. Ils protestaient contre le refus de traitement médical pour eux-mêmes ou pour d’autres. Il s’agit du journaliste Reza Taleshian Jalodarzadeh, du cinéaste Mohammad Nourizad et de la prisonnière politique Saba Kord Afshari.

Discrimination à l’égard des minorités religieuses et ethniques

Le mois dernier, on a recensé de nombreux cas de discrimination contre des personnes appartenant à des groupes minoritaires le mois dernier. En voici quelques exemples :

Condamnation de neuf citoyens bahaïs à la prison sur la base d’accusations bidon d’ « action contre la sécurité nationale » et d’une femme pour avoir essayé de donner du pouvoir aux femmes.

Condamnation de trois militants turcs azerbaïdjanais à la prison et d’un autre à une amende de 5 millions de tomans pour de fausses accusations politiques.

Arrestation arbitraire de 26 jeunes hommes et d’une femme âgée pour activisme politique.

Censure d’Internet

Un éminent militant de la liberté sur Internet a cité des lettres confidentielles ayant fait l’objet d’une fuite. Il a montré que le directeur adjoint du ministère de la Justice de Téhéran avait ordonné que Google Play, Instagram et les VPN soient filtrés d’ici le 22 mai. Ces lettres indiquaient que les pasdarans (IRGC) s’occuperaient des entreprises qui ne se conformeraient pas, soit en les fermant, soit en poursuivant le directeur.  Mehr News en Iran a confirmé ces informations.

Source : Iran Focus (site anglais)