Contre les exécutions en Iran

 SAMEDI 12 OCTOBRE – 

 PLACE COLETTE – PARIS 1er  

POUR LA JOURNEE INTERNATIONALE CONTRE LA PEINE DE MORT 

L’Iran détient le triste record du plus grand nombre d’exécutions par habitant. Rejoignez-nous pour dénoncer ces violations des droits humains et exiger la fin de ce carnage.

 

A l’occasion de la journée mondiale contre la peine de mort, une campagne est lancée pour appeler à la fin des exécutions en Iran. Alors que le monde est préoccupé, à juste titre, par la guerre au Proche-Orient, la dictature religieuse en Iran, fragilisée et craignant un soulèvement populaire, en profite pour accentuer les exécutions et semer la terreur dans son pays.
Depuis l’entrée en fonction du nouveau président du régime Massoud Pezeshkian, présenté comme un « réformateur », plus de 267 personnes ont été exécutées en Iran. Rien que depuis début octobre, 37 prisonniers, dont trois femmes, ont été pendus. Récemment, trois autres opposants ; Mohammad Javad Vafaï, 29 ans, champion de boxe, Mehdi Hassani, 48 ans, et Behrouz Ehsani, 69 ans, taxés d’« apostats » pour leur appartenance aux Moudjahidine du peuple (OMPI) et pour participation au soulèvement de 2022, ont été condamnés à mort et risquent la pendaison.
Le dimanche 6 octobre 2024 également, le système judiciaire des mollahs a entamé le procès de 7 prisonniers politiques: Abolhassan Montazer, Pouya Ghobadi, Vahid Bani-Amerian, Babak Alipour, Ali Akbar Daneshvarkar, Mohammad Taghavi et Mojtaba Taghavi. Après des mois d’interrogatoire sous la torture à la prison d’Evine, ils sont accusés de rébellion, d’appartenance à l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI/MEK), de soulèvement armé contre le pouvoir et de conspiration contre la sécurité du régime en collaboration avec l’OMPI. Tout cela étant passible de la peine de mort.
A ce jour, 1 500 dignitaires de 78 pays, dont 450 députés, 34 dirigeants politiques, des lauréats du prix Nobel, des juristes et des experts des droits de l’homme, soutiennent la campagne « Non aux exécutions » en Iran. #StopExecutionsinIran Ils appellent à une action mondiale urgente pour mettre fin au recours aux exécutions à des fins de répression politique par le régime et pour demander des comptes aux dirigeants iraniens. L’absence de réponse de la communauté internationale a encouragé le régime à poursuivre sa répression et sa torture, notamment par le biais d’exécutions.
Parmi les nombreux signataires de cet appel :
Martine Aubry, Clémentine Autain (députée), Florence Berthout (Maire de Paris 5), Ingrid Betancourt, Zerrin Bataray, Pascal Bruckner, André Chassaigne, Chiarra Corraza, Jean-François Debat (Maire de Bourg-en-Bresse), Juliette De Causans, Marie Dose, Heidi Hautala (Ancienne vice-présidente du Parlement européen), Anneli Jäätteenmäki (ancienne première ministre de Finlande), Bianca Jagger, Mathieu Klein (Maire de Nancy), Emmanuel Leclercq, Anne Elise Le Gall, Aude Lagarde (Maire de Drancy), Jean-François Legaret, Gérard Leseul (député), Michelle Gréaume (sénatrice), Yvonne Le Dain, Oleksandra Matviichuk (Ukraine, Lauréate du prix Nobel de la Paix 2022), Prof. Juan E. Méndez (rapporteur spécial de l’ONU sur la torture jusqu’en 2016), Olivier Paccaud (sénateur), Petre Roman (ancien premier ministre de Roumanie), Natan Sharansky, Marie Toussaint (députée européenne), Laurence Tubiana, Virginie Voltier, Caroline Yadan (députée)… et bien d’autres, alertent que : « Depuis le début de 2024, les prisonniers politiques dans 20 prisons en Iran mènent une grève de la faim tous les mardis dans le cadre de la campagne « Non aux exécutions » visant à mettre un terme aux exécutions en Iran ». Il faut les soutenir.
Le Comité de soutien aux droits de l’homme en Iran (CSDHI) vous invite à prendre connaissance de cette appel et des noms des signataires et de faire écho à cette campagne à l’occasion de la journée mondiale contre la peine de mort.