Pin It

exécutions iranCSDHI - Stop au Fondamentalisme a enregistré les exécutions de plus de 200 personnes depuis le début de l’année 2019 en Iran.Voici son compte-rendu annuel pour l'année 2019.

Au moins huit mineurs délinquants et 16 femmes ont été exécutés. Six des personnes exécutées étaient des prisonniers politiques. Le régime iranien utilise l'exécution comme un instrument pour réprimer et faire taire les manifestations de peuple iranien et ceux qui vivent sous le seuil de pauvreté, sont au chômage et privés de liberté d'expression.

En mars 2019, le Guide suprême du régime iranien Ali Khamenei a nommé Ebrahim Raisi, membre des « commissions de la mort » qui ont ordonné le massacre de milliers de prisonniers en 1988. Le 5 mars 2019, le porte-parole adjoint du département d'État américain, Robert Palladino, a dénoncé la nomination de Raisi à la tête du tout-puissant pouvoir judiciaire iranien, qualifiant cela de « honte » et de « moquerie du processus judiciaire », car Raisi est responsable de la mort de milliers de prisonniers politiques dans les années 1980, y compris le massacre de 1988.

Palladino a tweeté (en farsi et en anglais): « Ebrahim Raeesi (Raisi), impliqué dans des exécutions massives de prisonniers politiques, a été choisi pour diriger le système judiciaire iranien. Quelle honte ! Le régime se moque du processus judiciaire en permettant des procès inéquitables et des conditions de détention inhumaines. Les Iraniens méritent mieux ! »

Au moins huit iraniens ont été exécutés en Iran en 2019 pour des infractions qui auraient été commises alors qu'ils étaient des enfants. Plus de 90 autres mineurs risquent toujours d'être exécutés. Beaucoup d'entre eux ont passé de longues périodes dans le couloir de la mort - dans certains cas, plus de dix ans.

Au moins huit prisonniers condamnés pour « guerre contre Dieu » ou « corruption sur terre » ont été exécutés en 2019.

Le Tribunal révolutionnaire de Téhéran a condamné à mort un partisan de l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI / MEK). Selon la sentence, le militant du MEK, Abdullah Qasempour, a été condamné à mort et à huit ans de prison pour « inimitié envers Dieu par son adhésion à l’Organisation des Mojahedines du Peuple d’Iran ».

En septembre 2019, lors du premier anniversaire des exécutions des prisonniers politiques kurdes Zaniar Moradi, Loghman Moradi et Ramin Hossein Panahi, Atena Daemi a envoyé une lettre ouverte de la prison d'Evine soulignant son opposition à la peine de mort.

Quelques 3 700 personnes ont été exécutées en Iran au cours des six dernières années sous la présidence de Rouhani. Selon des organisations internationales, le régime iranien détient le record d'exécutions par habitant. Il utilise la peine de mort comme outil pour maintenir son emprise sur le pouvoir et pour faire taire une population mécontente, dont la majorité vit sous le seuil de pauvreté, alors que le chômage sévit dans le pays et qu'il n'y a pas de liberté d'expression.

Le Rapporteur spécial des Nations Unies sur la situation des droits humains en Iran, Javaid Rehman, a déclaré dans un compte rendu présenté à l'Assemblée générale des Nations Unies le 16 août 2019 que des violations persistantes du droit à la vie, à la liberté et à un procès équitable en République islamique se poursuivent, y compris 253 exécutions d'adultes et d'enfants signalées.

Le Rapporteur spécial Javaid Rehman a déclaré que le nombre d'exécutions en Iran « reste l'un des plus élevés au monde ». Le plus grand nombre d'exécutions a eu lieu en juillet, en août et en décembre. Surtout après les manifestations nationales de novembre 2019, durant lesquelles de nombreux manifestants ont été tués sous la torture, dont un nombre considérable de femmes, lors du soulèvement.

Reuters a confirmé dans un compte rendu spécial du 23 décembre 2019 sur la répression meurtrière des manifestations à l'échelle nationale en novembre en Iran, le bilan de 1500 morts annoncé par l'Organisation des Moudjahidine du peuple d'Iran (OMPI) le 15 décembre 2019.

Reuters a souligné le rôle direct du. Guide suprême du régime iranien Ali Khamenei dans la répression des manifestations à l’échelle nationale. Reuters a rapporté que « après des jours de manifestations à travers l'Iran le mois dernier, le Guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, semblait impatient. Rassemblant ses hauts responsables de la sécurité et du gouvernement, il a donné cet ordre : faites tout ce qu'il faut pour les arrêter. »

Mme Maryam Rajavi, présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne, a déclaré plus tôt: « Le silence et l'inaction de la communauté mondiale ont encouragé le fascisme religieux au pouvoir à continuer et à intensifier ses crimes anti-humains contre le peuple iranien. Le moment est venu de mettre fin à l'impunité des responsables de ces atrocités. Le Guide suprême du régime, Ali Khamenei, son président Hassan Rouhani et d’autres dirigeants, auteurs de crimes contre l’humanité, doivent être traduits en justice. J'exhorte les Nations Unies à former une mission d'enquête pour enquêter sur ce crime grave et visiter les prisons et les prisonniers en Iran. »

Source : Stop au Fondamentalisme