CSDHI – Le 21 mai 2024, Babak Alipour et Vahid Bani Amerian ont été accusés de rébellion par la branche 5 du bureau du procureur public et révolutionnaire à Téhéran. Cette accusation pourrait conduire à des peines sévères, y compris la possibilité d’être exécuté.
Iran Human Rights Monitor (Iran HRM) souhaite rappeler que l’accusation de rébellion peut potentiellement conduire à des peines sévères, y compris l’exécution, la crucifixion, l’amputation de la main droite et du pied gauche, ou le bannissement.
Babak Alipour : Le prisonnier politique Babak Alipour, ainsi que son frère, Ruzbeh Alipour, ont été arrêtés le 4 novembre 2018 alors qu’ils travaillaient au marché Tarabar à Rasht. BaTbak Alipour a été convoqué et transféré à la prison de Lakan à Rasht pour y purger sa peine le 20 juillet 2019. Il avait déjà été libéré de la prison d’Evin en 2023 après avoir purgé deux ans d’emprisonnement. Cependant, il a été de nouveau arrêté au cours de l’hiver 2024.
Le prisonnier politique Babak Alipour, après quatre mois d’incertitude et d’enfermement dans le pavillon 209 de la prison d’Evin, a été accusé de rébellion. Les charges retenues contre ce prisonnier politique sont les suivantes : « rébellion, appartenance et collaboration avec l’Organisation des moudjahidines du peuple, et conspiration contre la sécurité nationale par le biais d’une collaboration avec l’Organisation des moudjahidines du peuple ». Ces accusations lui ont été communiquées.
Vahid Bani Amerian : Vahid Bani Amerian, 32 ans, est diplômé de l’université de technologie Khajeh Nasir Toosi de Téhéran, où il a obtenu une maîtrise en gestion. Il est originaire de Sanandaj, dans la province de Kermanshah. En décembre 2018, il a été condamné à cinq ans de prison pour « propagande contre le régime et insulte aux dirigeants ».
En mars 2019, Vahid Bani Amerian a de nouveau été arrêté et, en septembre 2020, il a été condamné par le juge Moghiseh de la section 28 du tribunal révolutionnaire de Téhéran. Il a été reconnu coupable d’avoir « agi contre la sécurité nationale en étant membre effectif de l’Organisation des moudjahidines du peuple iranien et en collaborant avec elle », de « propagande contre le régime », de « destruction de biens gouvernementaux », de « conspiration et collusion pour des actions contre la sécurité nationale » et de « communication avec l’Organisation des moudjahidines ». Il a été condamné à une peine de 10 ans de prison et à 2 ans d’exil. Ce prisonnier a été arrêté le 22 décembre 2023 par des agents du ministère du renseignement, qui l’auraient agressé physiquement. Il a ensuite été transféré à la prison d’Evin.
Le prisonnier politique Vahid Bani Amerian, après quatre mois d’incertitude dans le pavillon 209 de la prison d’Evin, a également été accusé de rébellion. Les accusations de « rébellion, d’appartenance et de collaboration avec l’Organisation des Moudjahidines du Peuple, et de conspiration contre la sécurité nationale par la collaboration avec l’Organisation des Moudjahidines du Peuple » lui ont été communiquées.
Source : Iran HRM



