CSDHI – Le Sistan-Baloutchistan est confronté à une escalade des violations des droits de l’homme dans le cadre de la répression.
Selon les médias locaux du Sistan-Baloutchistan, aux premières heures du vendredi 21 février 2025, les forces de sécurité et militaires de Zahedan ont lancé un raid armé de grande envergure sur la maison d’une famille dans le quartier Kharkoohi de la rue Saadi 4. Les forces ont arrêté tous les membres masculins d’une famille baloutche et ont violemment agressé une femme résidant dans la maison.
Affrontements, coups de feu et bras cassé d’une femme baloutche
Comme l’ont rapporté les médias locaux du Sistan-Baloutchistan, entre 1 heure et 3 heures du matin, le 21 février 2025, le raid et les coups de feu visant cette maison de Zahedan se sont poursuivis en présence d’un grand nombre de policiers en civil et de militaires. Après avoir affronté les habitants, les forces ont arrêté tous les membres masculins de la famille. Ils ont sévèrement battu une femme qui tentait d’empêcher les détentions, ce qui lui a cassé le bras à cause de la brutalité des forces de sécurité.

Escalade de la répression dans le centre du Sistan-Baloutchistan à Zahedan
La maison visée appartient à Bidollah Keshani, dont les enfants y résident actuellement. Selon des témoins oculaires, les forces de sécurité sont d’abord entrées dans la zone en civil et, après une altercation physique avec le propriétaire, ont appelé des renforts par radio.
Derrière le bâtiment perquisitionné se trouve le centre de santé de Zahedan au Sistan-Balouchistan, qui, selon les rapports, était bondé de forces de sécurité la nuit précédente. En outre, toutes les allées environnantes ont été bloquées. Aucune information n’est disponible sur les raisons de cette attaque brutale.
Iran – Place Zahedan Maki

Chaque vendredi, les forces de répression du gouvernement restent en état d’alerte, surveillant et entourant spécifiquement la mosquée Makki afin de prévenir les soulèvements de la population du Sistan-Baloutchistan, qui continue de demander justice pour les victimes du massacre du vendredi sanglant de Zahedan, le 30 septembre 2022. Les forces de répression de Khamenei ont perpétré ce massacre sous le commandement de Mohammad Karami et du mollah Mohami.
Pourquoi le régime intensifie-t-il la répression au Baloutchistan ?
Khamenei, qui parlait autrefois de menaces militaires et de démonstrations de puissance pour contrer ses ennemis, est aujourd’hui de plus en plus préoccupé par la légitimité interne de son régime. Cette analyse met en lumière la crise qui sévit en Iran et les raisons qui expliquent la multiplication des mesures de répression et des exécutions.

Menaces internes et « douces »
Dans un récent discours, M. Khamenei a évoqué les « menaces douces » et les doutes concernant la légitimité du régime, reflétant ainsi sa profonde inquiétude face à l’érosion de l’autorité du Guide suprême en Iran. Il a mis l’accent sur les manifestations organisées par le gouvernement le 11 février pour présenter la stabilité du régime, alors même que les protestations et le mécontentement de la population ne cessent de croître.
Les déclarations de Khamenei, notamment en ce qui concerne les menaces « dures » et « douces », révèlent d’importantes contradictions. Ses remarques sont largement considérées comme une réaction à des crises internes. Il semble qu’il ait intensifié la répression pour tenter de conserver le pouvoir et d’empêcher la propagation des protestations publiques. Lorsqu’il parle de « menaces douces », il cherche à faire porter à des ennemis étrangers la responsabilité des dissensions et des mouvements sociaux internes.
Crise interne et incapacité du régime à contenir les protestations
La rhétorique de Khamenei laisse penser qu’il cherche à mobiliser les forces de répression contre les manifestations. Ses remarques témoignent de sa profonde inquiétude face au déclin du soutien de l’opinion publique et à la persistance des troubles dans l’ensemble du pays. Le mécontentement croissant, en particulier dans les universités et les secteurs du travail, constitue une menace sérieuse pour le régime.
Dans ce contexte, Khamenei continue de planifier des mesures de répression violentes contre les manifestations. En qualifiant toute dissidence d’œuvre d’« ennemis étrangers », il tente désespérément de contrôler la pression croissante exercée par les manifestations en cours. En outre, il cherche à détourner l’attention du public des véritables problèmes de société en présentant les protestations comme des menaces extérieures.
La crise de légitimité de Khamenei et les menaces extérieures
Un autre aspect essentiel de cette analyse est la crise de légitimité du régime. Dans le passé, Khamenei se vantait fréquemment de la puissance militaire de l’Iran, mais il hésite désormais à faire des références directes aux capacités de l’Iran. Auparavant, le régime iranien mettait fortement en avant sa puissance en matière de missiles, mais aujourd’hui, Khamenei fait vaguement référence à des « menaces sérieuses » sans apporter de précisions, ce qui contraste fortement avec sa rhétorique passée.
Un examen plus approfondi de la situation du régime ces dernières années, en particulier en Iran, indique clairement que la République islamique est dans une situation désastreuse. Khamenei tente d’attiser les divisions et de mettre en avant les menaces extérieures pour conserver le soutien de l’opinion publique, mais en réalité, les Iraniens sont indignés par le régime et aspirent à un changement politique fondamental.
Il est indéniable que le régime iranien traverse une crise profonde et qu’il compte sur une répression accrue pour survivre. Si ces répressions peuvent temporairement étouffer les protestations, elles ne peuvent pas restaurer la légitimité perdue du régime. La probabilité d’un effondrement du régime semble aujourd’hui plus grande que jamais.



