CSDHI – Majid Moqimi a été publiquement jugé dans un tribunal spécifique aux suspects des événements postélectoraux. Il a un fils de 10 ans nommé Mohammad Matine et n'a aucun passé d'activités politiques. Selon sa famille, il a été retenu à la Maison d'arrêt de Guisha pendant les 12 jours suivant son arrestation.
Entre-temps, il a été battu et torturé à tel point qu'un côté de son corps était complètement noir et contusionné et qu’il souffrait d’une douleur sévère à la cage thoracique. Après 12 jours, Moqimi a été amené à la quarantaine de la prison d’Evine.
Dans des appels faits depuis la prison, il a confié à sa famille qu’il avait les mains et pieds attachés et les yeux bandés pendant les interrogations tandis qu’on le battait pour le forcer à signer une déclaration. Il s’est vu obligé de signer la déclaration disant qu'il avait participé aux manifestations post-électorales suite aux menaces de violences que son interrogateur lui faisait face à sa mère et au reste de sa famille.
Majid Moqimi a été jugé durant la troisième session des procès publics. Il a été présenté comme un des éléments principaux de la récente agitation et a été condamné à un an de prison. Pourtant, la seule preuve qui pèse contre lui est une image dans son téléphone portable qui le montre debout à côté d'une moto brûlée. Majid Moqimi s’est vu refusé le droit de choisir son avocat et on lui a commis un avocat d’office. (Comité de Journalistes des Droits de l'Homme – le 11 novembre 2009)



