CSDHI
– Dans une décision inhumaine sans précédent, le régime iranien a condamné à mort cinq membres d'une famille de résident d'Achraf en l’accusant de Moharebeh, ou « guerre contre Dieu ». M. Mohsen Daneshpour-Moghadam, 67 ans, un marchand du bazar, et sa femme Mme Motahareh (Simine) Bahrami, 55 ans, leur fils Ahmad Daneshpour, la nièce de Mme Bahrami Reyhaneh Haj-Ibrahim, et M. Hadi Ghaemi, un ami de la famille, avaient été arrêtés et incarcérés à Evine le jour de l'Achoura (27 décembre 2009).
La famille a été arrêtée pour une visite à la Cité d'Achraf en Irak l'an dernier pour y voir un fils et un parent. M. Daneshpour, prisonnier politique des années 1980 avait déjà passé cinq ans dans les prisons du régime iranien pour sa sympathie avec l’organisation des Moudjahidine du peuple d'Iran (OMPI).
Alors que ces peines cruelles sont prononcées parce que la famille a un de ses membres à Achraf, des agents du ministère du Renseignement des mollahs sont installés à l'entrée du camp sous couvert de liens de parenté avec les résidents d'Achraf, bénéficiant du plein soutien du gouvernement irakien de Nouri Maliki. Depuis 70 jours, ces agents pratiquent des tortures psychologiques sur les résidents d'Achraf au moyen d’une sono de haute puissance pour les menacer d’incendier le camp et les tuer en hurlant « Mort à l'OMPI» et «Vive la république islamique ».
Le régime chancelant des mollahs, incapable de faire face à la haine généralisée de la population, vient de prononcer ces verdicts inhumains pour forcer d’une part les prisonniers politiques à des aveux télévisés, et d’autre part créer un climat de terreur.
Source: ncr-iran.org



