CSDHI –
La santé de Majid Tavakoli, prisonnier politique qui mène depuis cinq jours une grève de la faim sèche, se détériore. Sa mère et d’autres détenus politiques ont eux aussi entamé une grève de la faim en signe de soutien.
Majid Tavakoli, étudiant militant de Polytechnique à Téhéran, a cessé de s’alimenter et de boire depuis dimanche 23 mai pour protester contre son transfert au mitard. Cette mesure intervient après que Jafari-Dolat-Abadi, le procureur criminel du régime, ait exercé des pressions sur une centaine de prisonniers politiques pour qu’ils écrivent leur repentir et fassent une demande de grâce auprès de Khamenei, le guide suprême des mollahs. Mais Majid et la plupart des détenus ont refusé. Excédés par sa résistance, les bourreaux l’ont mis à l’isolement. Ils avaient déjà menacé Majid de l’assassiner parce qu’il avait écrit un hommage aux cinq prisonniers politiques exécutés le 9 mai.
Majid Tavakoli a été arrêté le 7 décembre dernier pour la Journée des Etudiants et immédiatement incarcéré à la funeste section 209 d’Evine. Après des mois passés dans des conditions cruelles en isolement et sous des tortures physiques et psychologiques, il a contracté diverses maladies, notamment pulmonaire. Son nouveau transfert en isolement et sa grève sèche mettent en danger sa vie. Il avait déjà été arrêté à deux reprises en 2007 et 2008 et a passé plus de 18 mois en prison..



