Les détenus politiques de la section 350 d’Evine ont rédigé une déclaration protestant contre les pressions exercées à l’encontre de camarades. Ces mesures répressives interviennent après que les détenus politiques de la section 350 aient dénoncé les signes de tortures visibles sur le corps de Sattar Beheshti. Ce dernier avait passé une nuit avec les prisonniers de la 350 qui avaient pu constater les traces de terribles sévices sur son corps meurtri.
Dans leur déclaration, ils se disent préoccupés par les terribles conditions dans lesquelles vivent leurs compagnons de cellules. Ils appellent tous les Iraniens défenseurs de la liberté et les organisations internationales à condamner les mesures répressives de la tyrannie religieuse et à soutenir les prisonniers politiques.
Les détenus de cette section ont eu déjà eu recours à ces mesures de protestation :
– Grève de la faim d’Amir Khosro Dalir Sani
– Transformer la promenade en marche de protestation, en lançant des slogans et en entonnant des chants révolutionnaires.
Les cas contre lesquels les détenus politiques protestent dans leur déclaration :
– Les pressions croissantes contre le prisonnier politique Ali Moezzi, notamment en le privant des visites de sa famille. Ali Moezzi avait refusé pour la 4e fois le 19 décembre de se présenter au simulacre de procès que lui avaient préparé les mollahs pour forger contre lui de nouvelles poursuites et inculpations. Ali Moezzi est en détention provisoire depuis juin 2011. Il a passé 7 mois dans les sections 209 et 240 d’Evine. Il est inculpé de Moharebeh (guerre contre Dieu) pour avoir soutenu l’organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran. Le simulacre de procès auquel il était convoqué, était présidé par le juge criminel Salavati, un des plus cruels du régime qui a fait emprisonner, torturer et exécuter des centaines d’opposants, spécialement d’anciens prisonniers politiques, des étudiants et des jeunes. Certains croupissent toujours en prison, agonisant dans une mort lente.
– L’éloignement du détenu politique de la section 350 Mostafa Nili, lycéen de Qazvine, à la maison d’arrêt de Gohardacht à Karadj (près de Téhéran). Il y purge une peine de trois ans.
– L’éloignement de Saif Zadeh, avocat et détenu politique, à la maison d’arrêt de Gohardacht. Le régime l’a éloigné sous prétexte de l’hospitaliser, mais en a profité pour le transférer à Gohardacht. Cette mesure est intervenue après ses protestations contre les autorités pénitentiaires qui l’avaient insulté lui et sa famille et l’empêchaient de poursuivre son traitement médical à l’hôpital Modarresse (affilié aux gardiens de la révolution).
– Les pressions accrues contre Vahid Asghari, prisonnier politique de 26 ans, pour avoir refusé de comparaitre dans un simulacre de procès. Arrêté il y a quatre ans, il avait été placé en isolement et particulièrement torturé pour lui extorquer de faux aveux.



