L’Iran toujours une prison pour les journalistes

AFP, 18 septembre – Soixante-et-onze journalistes ont été tués en 2013 en exerçant leur métier, un chiffre en baisse par rapport à 2012, mais qui s’accompagne d’une augmentation « importante » des enlèvements, selon le bilan annuel de Reporters sans frontières (RSF).

« La Syrie, la Somalie et le Pakistan confortent leur position parmi les cinq pays les plus meurtriers pour la profession », indique RSF dans son bilan annuel des violations de la liberté de l’information. « Ils sont rejoints cette année par l’Inde et les Philippines, qui supplantent le Mexique et le Brésil ».

Parmi les journalistes tués cette année, quatre sur dix ont été victimes de conflits, souligne RSF.
Les 71 journalistes tués en 2013 étaient en majorité issus de la presse écrite (37%), devant la radio (30%), et la télévision (30%). Seulement 3% étaient issus de plateformes d’information en ligne. Ils étaient de sexe masculin pour l’immense majorité d’entre eux (96%).

Par ailleurs, selon RSF, « au moins 178 journalistes sont emprisonnés à ce jour » dans le monde. « La Chine, l’Erythrée, la Turquie, l’Iran et la Syrie demeurent, comme en 2012, les cinq principaux geôliers du monde pour les journalistes », souligne RSF.

De son côté, le Comité pour la protection des journalistes, ONG basée à New York, souligne que pour la deuxième année consécutive, la Turquie est le pays qui emprisonne le plus les journalistes, suivie de près par l’Iran et la Chine.

Dans ces trois pays se trouve plus de la moitié des 211 reporters détenus dans le monde en 2013, signale l’ONG, dont le bilan affiche des chiffres différents de ceux de RSF.