CSDHI – L’exécution imminente de six prisonniers politiques en Iran a suscité la condamnation d’une coalition internationale d’organisations, de dirigeants politiques et de militants. Cette coalition, dirigée par des groupes tels que la Solidaritätskomitee für einen freien Iran (DSFI), le Comité des amis d’un Iran libre dans les pays nordiques (FOFIAF), le Comité parlementaire roumain pour un Iran libre et la Fédération italienne pour les droits de l’homme, demande instamment une intervention mondiale immédiate pour sauver ces personnes. Des hommes politiques tels que Bob Blackman MP (Royaume-Uni) et des membres de parlements d’Europe, d’Australie et d’ailleurs se sont joints à cet appel urgent.
L’affaire en cours
Les six personnes qui risquent d’être exécutées en Iran sont :
- Abolhassan Montazer (65 ans) : Prisonnier politique des années 1980, il souffre de graves problèmes de santé, notamment de maladies cardiaques et rénales.
- Pouya Ghobadi (32 ans) : Ingénieur électricien et militant détenu à plusieurs reprises.
- Vahid Bani-Amrian (32 ans) : Diplômé en gestion avec des antécédents d’arrestations depuis 2017.
- Babak Alipour (33 ans) : Un diplômé en droit ciblé pour sa dissidence.
- Ali Akbar Daneshvarkar (57) : Ingénieur civil.
- Mohammad Taghavi (58 ans) : Prisonnier politique de longue date, persécuté pour ses liens avec des groupes d’opposition.
Ces hommes ont été condamnés à mort sous des chefs d’accusation tels que l’appartenance à l’Organisation des moudjahidines du peuple iranien (OMPI/MEK), la conspiration contre l’État et la rébellion armée. Leurs procès ont été entachés d’allégations de torture et d’aveux forcés, les verdicts ayant été prononcés par le juge Iman Afshari du tristement célèbre tribunal révolutionnaire de Téhéran.
Le contexte général
Le régime iranien a intensifié son recours à la peine de mort pour réprimer la dissidence, avec plus de 500 exécutions depuis juillet 2024. Ces exécutions s’inscrivent dans une stratégie plus large visant à susciter la peur et à maintenir le contrôle dans un contexte de mécontentement intérieur croissant.
Cette répression viole de nombreux accords internationaux, notamment le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, dont l’Iran est signataire. Le recours à la torture, le refus de représentation légale et les procès arbitraires soulignent le mépris du régime pour les droits de l’homme fondamentaux.
A la tête des appels à l’action
Une coalition unifiée et diversifiée d’organisations et d’individus mène la charge pour sauver ces vies :
L’association allemande Solidaritätskomitee für einen freien Iran (DSFI) : Dirigé par des personnalités telles que le professeur Rita Süssmuth et Peter Altmaier, le comité a appelé l’UE à prendre des mesures décisives.
https://csdhi.org/wp-content/uploads/2024/12/German.pdf
Comité des amis d’un Iran libre dans les pays nordiques (FOFIAF) : Les coprésidents Kimmo Sasi, Geir H. Haarde et Lars Rise soulignent l’importance de la pression internationale pour contraindre l’Iran à mettre fin aux exécutions.
Comité parlementaire roumain pour un Iran libre : Composé d’anciens et d’actuels députés tels que Dan-Cristian Popescu et Maria Grecea, ce comité a appelé les Nations unies à intervenir.
https://csdhi.org/wp-content/uploads/2024/12/Romanian-Parliamentary-Committee-for-a-Free-Iran.pdf
Fédération italienne des droits de l’homme : Des défenseurs tels qu’Antonio Stango ont demandé une action mondiale immédiate.
https://csdhi.org/wp-content/uploads/2024/12/AN-URGENT-APPEAL-TO-SAVE-THE-LIVES-OF-SIX-POLITICAL-PRISONERS-ON-DEATH-ROW-IN-IRAN.pdf
Défenseurs australiens : Des hommes politiques comme le Dr Meredith Burgmann et la sénatrice Penny Wong ont exhorté l’Australie à prendre la tête des efforts diplomatiques internationaux.
https://csdhi.org/wp-content/uploads/2024/12/Letter-Foreign-Minister-protest-execution-of-political-prisoners-December-6-2024.pdf
Bob Blackman MP (Royaume-Uni) : Porte-parole des prisonniers politiques iraniens, il a condamné ces exécutions et a exhorté le gouvernement britannique à agir rapidement.
https://csdhi.org/wp-content/uploads/2024/12/Bob-Blackman-statement-six-PMOI-supporters.pdf
Le rôle de la communauté internationale
L’appel de la coalition souligne l’urgence d’une action de la part de
- Les Nations Unies : Condamner publiquement et mobiliser les États membres.
- L’Union européenne : Imposer des sanctions ciblées contre les responsables iraniens impliqués dans les violations des droits de l’homme.
- Les gouvernements du monde entier : Exiger la libération de tous les prisonniers politiques et soutenir les missions d’enquête dans les prisons iraniennes.
Volker Türk, Haut Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, et Mai Sato, Rapporteur spécial des Nations unies sur l’Iran, recevront ces appels et leur réponse sera déterminante dans l’orientation des efforts internationaux visant à faire en sorte que l’Iran rende des comptes.
Le sort de ces six prisonniers politiques est un test de la détermination de la communauté internationale à faire respecter les droits de l’homme. Le temps presse, mais une action mondiale concertée peut faire la différence. Les voix qui réclament la justice – des parlements d’Europe et d’Australie aux militants des pays nordiques et d’ailleurs – envoient un message clair : le monde ne restera pas les bras croisés pendant que le régime iranien perpétue une violence sanctionnée par l’État.
Il est temps d’agir, de sauver des vies et de défendre les principes de justice et de dignité humaine.



