Neda Badakhsh, citoyenne bahaïe de 62 ans purgeant sa peine à la prison de Dowlatabad, à Ispahan, demeure privée de soins médicaux spécialisés et des médicaments dont elle a besoin, malgré des maladies telles que le diabète, l’arthrose, la sciatique et des inflammations articulaires. Selon les informations reçues, l’état de santé de cette prisonnière s’est considérablement détérioré au cours des derniers mois.
D’après les informations publiées, un médecin spécialiste a jugé nécessaires un suivi régulier et un traitement périodique pour Neda Badakhsh. Cependant, les responsables de la prison ont jusqu’à présent refusé son transfert vers des établissements médicaux extérieurs. La poursuite de cette situation a accru les inquiétudes de sa famille et des défenseurs des droits humains quant aux conséquences physiques liées au retard de sa prise en charge médicale.
Refus de permission médicale
Les informations indiquent que les demandes formulées par Neda Badakhsh et sa famille pour bénéficier d’une permission de sortie à des fins médicales, d’une libération conditionnelle ou de l’exécution du reste de sa peine sous surveillance électronique ont jusqu’à présent été rejetées par les autorités compétentes.
Neda a été arrêtée en raison de sa foi Bahaïe que les mollahs ne reconnaissent pas.
Les défenseurs des droits humains ont à plusieurs reprises souligné que priver les détenus malades de soins appropriés met leur santé et leur vie en danger et va à l’encontre des principes reconnus relatifs aux droits des prisonniers.
Poursuite des pressions contre les bahaïs et les adeptes d’autres religions
L’affaire de Neda Badakhsh est soulevée dans un contexte où, ces dernières années, les adeptes de la foi bahaïe ainsi que les fidèles d’autres religions et croyances en Iran ont été confrontés à de nombreuses reprises à des arrestations, des condamnations, des privations de droits civiques et des restrictions dans l’accès aux services publics.
Dans leurs rapports, les organisations de défense des droits humains ont régulièrement signalé que les mesures sécuritaires et judiciaires prises contre des citoyens en raison de leurs convictions religieuses constituent l’un des aspects préoccupants de la situation de la liberté de religion et de croyance en Iran. Selon ces organisations, de nombreux bahaïs, outre les peines de prison qu’ils subissent, font également face à des restrictions dans les domaines de l’emploi, de l’éducation, des activités sociales et de l’accès aux droits fondamentaux.
Dans ce contexte, la situation de Neda Badakhsh constitue un exemple des préoccupations existantes concernant l’accès des prisonniers malades aux soins médicaux et le respect de leurs droits pendant l’exécution de leur peine.


