Iran : Une prisonnière décède à la prison de Qarchak faute de soins médicaux

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CSDHI – Le vendredi 19 septembre 2025, une prisonnière, Jamileh Azizi, est décédée à la prison de Qarchak à Varamin. Selon des sources informées, la cause de sa mort est l’absence de soins médicaux urgents, malgré des signes évidents d’une urgence médicale. Azizi, présentant des symptômes d’infarctus, a été conduite à l’infirmerie de la prison. Après un bref examen, le personnel médical a minimisé son état et ordonné son retour en cellule. Elle est décédée peu de temps après son retour.

Négligence médicale chronique à la prison de Qarchak

Située au sud-est de Téhéran, la prison de Qarchak est depuis longtemps connue pour sa surpopulation et le manque criant de services médicaux, notamment pour les femmes. Des sources en droits humains rapportent que les retards dans les soins sont fréquents et que les prisonniers souffrant de problèmes graves de santé se voient souvent refuser des traitements en temps utile. L’établissement ne dispose que d’un seul médecin et d’un seul assistant médical pour plus de 4 000 détenus, une situation qui conduit à une négligence dangereuse et souvent mortelle.

Les prisonniers doivent souvent multiplier les demandes pour recevoir même des soins de base. En cas d’urgence, les transferts vers des hôpitaux extérieurs sont fréquemment retardés ou refusés. Le décès de Jamileh Azizi ne constitue pas un incident isolé mais s’inscrit dans un schéma plus large de négligence systémique dans le système pénitentiaire iranien.

Une mortalité en hausse due à la négligence médicale

Les organisations de défense des droits humains alertent régulièrement sur le nombre croissant de décès de prisonniers liés à l’absence d’accès aux soins. Au moins 20 détenus seraient morts dans les prisons iraniennes au cours de l’année écoulée à cause de complications médicales évitables. Ces décès sont attribués au manque de médicaments essentiels, à l’absence d’équipements de base et aux retards dans le diagnostic et le traitement.

Le décès de Jamileh Azizi illustre cette crise généralisée : malgré des symptômes mettant sa vie en danger, ses appels à l’aide ont été ignorés, entraînant finalement sa mort.

Des conditions sanitaires dégradées

Au-delà de la crise médicale, la prison de Qarchak souffre également de conditions sanitaires extrêmement précaires. Les détenues y subissent des installations contaminées, la surpopulation, un manque de désinfectants et un accès quasi nul à l’hygiène de base, ce qui a provoqué des épidémies de maladies infectieuses. Ces risques sanitaires touchent particulièrement les femmes, souvent détenues dans des environnements ne respectant même pas les standards minimaux de santé.

Les experts en droits humains avertissent que la persistance de ces conditions entraînera probablement de nouveaux décès et soulignent l’urgence d’une supervision indépendante ainsi que l’amélioration des infrastructures sanitaires et médicales des prisons.