Les experts de l’ONU signalent une hausse des exécutions en Iran

Les ONG dénoncent l’augmentation des exécutions en Iran et appellent à une action de l’ONU
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CSDHI –Des experts des Nations Unies ont exprimé une profonde inquiétude face à ce qu’ils qualifient d’augmentation sans précédent des exécutions en Iran.

Appel à la transparence sur les statistiques d’exécutions en Iran

 Ils ont rapporté qu’en moins de neuf mois de 2025, plus de 1 000 personnes ont été exécutées — un chiffre qui, selon eux, constitue une violation claire du droit international et reflète une escalade dramatique du recours à la peine de mort.

Les experts ont déclaré :

« L’ampleur des exécutions en Iran est choquante et représente une grave violation du droit fondamental à la vie. Avec une moyenne de plus de neuf exécutions par jour au cours des dernières semaines, l’Iran procède à des exécutions à une échelle industrielle, incompatible avec les normes reconnues de protection des droits humains. »

Rapport de l’ONU sur les statistiques d’exécutions en Iran

Selon les informations, au moins 1 000 personnes ont été exécutées depuis janvier 2025. En raison du manque de transparence, le chiffre réel serait probablement beaucoup plus élevé.

La plupart de ces exécutions concernent des infractions liées à la drogue et des meurtres, suivis d’accusations liées à la sécurité nationale et d’agressions sexuelles. Parmi les personnes exécutées figurent au moins 58 ressortissants afghans, dont 57 hommes et une femme.

Les experts de l’ONU ont souligné :

« La forte augmentation des exécutions, en particulier pour des infractions liées à la drogue, est alarmante. En moins de neuf mois de 2025, au moins 499 personnes ont été exécutées pour des crimes liés à la drogue, alors qu’entre 2018 et 2020, le chiffre annuel n’était que de 24 à 30 cas. »

Ils ont ajouté que l’amendement de 2017 à la loi antidrogue iranienne, qui avait restreint le recours à la peine de mort, a perdu de son effet depuis 2021, entraînant une nouvelle flambée des exécutions.

Le rapport de l’ONU souligne les inquiétudes concernant la peine de mort en Iran

Crimes liés à la drogue et peine capitale

Selon le droit international, la peine de mort ne devrait s’appliquer qu’aux « crimes les plus graves », interprétés comme des homicides intentionnels. Les experts de l’ONU ont insisté sur le fait que les crimes liés à la drogue ne relèvent pas de cette catégorie.

Un rapport de l’ONU met en lumière les préoccupations concernant la peine de mort en Iran.

Le rapport souligne en outre que les exécutions pour infractions liées à la drogue touchent de manière disproportionnée les communautés marginalisées et les minorités ethniques défavorisées. En plus des condamnations à mort, beaucoup perdent également leurs biens limités, y compris leurs maisons et leurs terres, en raison de confiscations. Seule une petite partie des exécutions est annoncée officiellement, la plupart des procès se tenant à huis clos dans les tribunaux révolutionnaires.

Inquiétudes connexes

La rapporteuse spéciale de l’ONU, Mai Sato, a également exprimé son inquiétude concernant le transfert forcé de cinq prisonniers politiques condamnés à mort.

Par ailleurs, l’Iran a exécuté 10 personnes pour espionnage, dont huit après le 13 juin 2025, dans un contexte de tensions militaires accrues avec Israël. À la suite de ces événements, un nouveau projet de loi a élargi la définition de l’espionnage pour inclure des activités telles que les contacts avec des médias étrangers ou de la diaspora iranienne.

Recommandations des experts de l’ONU au sujet des statistiques d’exécutions

Les experts de l’ONU ont appelé à l’arrêt immédiat de toutes les exécutions, à la publication transparente des statistiques sur les condamnations et à un respect total des normes de procès équitable. Selon l’ONU, l’Iran a également été exhorté à progresser vers l’abolition de la peine de mort.

Mai Sato is the next UN Special Rapporteur on Human Rights in Iran
Mai Sato est la prochaine Rapporteuse spéciale des Nations Unies sur la situation des droits de l’homme en Iran.

Ils ont souligné que l’examen parlementaire à venir de l’amendement de 2017 à la loi antidrogue constitue une occasion importante pour l’Iran de freiner cette tendance alarmante et de prendre des mesures vers l’élimination de la peine de mort pour les crimes liés à la drogue.

Les experts ont appelé la communauté internationale à prêter une attention particulière à la situation en Iran.

En résumé

Des experts des Nations Unies se disent profondément préoccupés par la hausse sans précédent des exécutions en Iran en 2025. Plus de 1 000 exécutions ont été enregistrées en neuf mois, soit une moyenne de plus de neuf par jour. La majorité des cas concernent des crimes liés à la drogue, alors que le droit international réserve la peine capitale aux meurtres intentionnels. L’ONU exhorte l’Iran à instaurer un moratoire, à garantir des procès équitables et à avancer vers l’abolition de la peine de mort.