CSDHI – Entre le 19 et le 26 octobre 2025, dix-huit prisonniers, dont une femme, ont été exécutés dans douze prisons à travers l’Iran, de Chiraz à Zahedan en passant par Qom.
Une semaine sanglante dans les prisons iraniennes
Des informations font état d’une hausse spectaculaire du nombre d’exécutions dans tout le pays. Selon les observateurs, le régime utilise la peine de mort comme instrument de terreur, afin d’intimider la population et de contenir la montée de la contestation sociale.
Détails des exécutions
Trois prisonniers — Mousa Mohammadi, Mohammadreza Nazari et un homme identifié sous le nom de Dehqani — ont été pendus à Chiraz pour des accusations de meurtre. À Zahedan, Mohammad Omar Zardkouhi, 28 ans, a subi le même sort, également pour meurtre. À Qom, Narges Ahmadi, la seule femme du groupe, a été exécutée par pendaison sur des charges similaires.
D’autres exécutions ont eu lieu dans les prisons de Aligoudarz, Arak, Esfarayen, Khorramabad, Dezfoul, Shahroud, Rasht, Tabriz, Qezel Hesar (Karaj), Yazd et Boroujerd.
Analyse juridique
L’article 3 de la Déclaration universelle des droits de l’homme stipule que « tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne », et que ce droit ne peut être arbitrairement retiré. L’article 6 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, ratifié par l’Iran, n’autorise la peine capitale que dans des circonstances exceptionnelles, assorties de garanties strictes de procès équitable et de transparence.
Or, dans la plupart de ces affaires, les procédures judiciaires manquaient totalement d’indépendance et de clarté, se situant bien en dessous des standards internationaux en matière de justice équitable.
Impact humain et social
L’exécution de Narges Ahmadi et des autres prisonniers a suscité une profonde inquiétude et une vague d’indignation parmi les familles et la société civile iranienne. Des familles de condamnés à mort se sont rassemblées à Téhéran pour réclamer un moratoire immédiat sur les exécutions.
Des sources locales rapportent que plusieurs proches ont été empêchés d’obtenir des informations ou d’assister aux pendaisons, aggravant encore leur détresse et leur sentiment d’injustice.
Données et comparaisons
Au 27 octobre 2025, le régime iranien a exécuté au moins 220 prisonniers, un record absolu en 36 ans, soit une exécution toutes les trois heures.
Ce chiffre représente :
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le double du nombre d’exécutions d’octobre 2024,
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et une augmentation de 3,5 fois par rapport à 2023.
Sur les neuf premiers mois de 2025, 1 176 exécutions ont été recensées, dont 43 femmes et six mineurs au moment des faits. Globalement, cela représente une hausse de 110 % par rapport à la même période l’an dernier.
Appel à une action internationale
En recourant à ces exécutions massives, Ali Khamenei, le Guide suprême du régime, cherche à répandre la peur et à dissuader toute révolte populaire.
La communauté internationale doit rompre son silence et tenir le régime pour responsable. Le système d’exécutions et de terreur instauré par Téhéran doit être isolé sur la scène mondiale, et ses violations massives des droits humains renvoyées devant le Conseil de sécurité de l’ONU.
Les Nations unies doivent reconnaître le droit du peuple iranien à résister face à cette dictature médiévale.
Khamenei et les plus hauts responsables du régime doivent être poursuivis pour crimes contre l’humanité et génocide.
Conclusion
Cette escalade sans précédent des exécutions en Iran n’a rien d’un acte de justice : elle constitue un instrument politique de répression et de terreur.
En bafouant systématiquement le droit fondamental à la vie, le régime iranien viole gravement ses engagements internationaux, et son comportement appelle une réponse urgente, ferme et coordonnée de la part de la communauté mondiale.



