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COMMUNIQUÉ D’URGENCE
Paris, le 6 avril 2026 – La sanglante marche en avant de la théocratie iranienne ne connaît plus aucune limite. Le Comité de Soutien aux Droits de l’Homme en Iran (CSDHI) annonce avec une immense tristesse et une profonde colère l’exécution, ce matin, d’Ali Fahim. Ce jeune homme, au sourire plein de vie, avait été arrêté dans le sillage du soulèvement de janvier 2026. Il a été pendu à l’issue d’un simulacre de justice expéditif, sans accès à un avocat de son choix, broyé par la 15e chambre du Tribunal révolutionnaire de Téhéran.
Avec ce nouvel assassinat d’État, ce sont désormais dix prisonniers politiques (six membres de l’opposition organisée et quatre jeunes manifestants) qui ont été froidement exécutés en l’espace d’à peine plus d’une semaine.
Une omerta médiatique et gouvernementale inacceptable
Face à ce bain de sang ininterrompu, une question s’impose, brutale et inévitable : où est la France ?
Le CSDHI dénonce avec la plus grande fermeté le silence assourdissant et indécent de la diplomatie française, du gouvernement, ainsi que des grands médias nationaux. Alors que l’actualité des conflits au Moyen-Orient sature les ondes et les colonnes de la presse, le massacre à huis clos de la jeunesse iranienne est passé sous silence.
Pas une déclaration officielle du Quai d’Orsay. Pas une ligne à la une des grands quotidiens français. Pas une minute d’antenne pour ces dix vies fauchées par la potence.
Cette asymétrie de l’indignation est une faillite morale. En choisissant de détourner le regard sous prétexte de la crise régionale, la diplomatie française et les médias occidentaux offrent au régime clérical exactement ce qu’il recherche : une couverture médiatique pour exterminer, dans l’ombre, sa seule véritable menace existentielle, le peuple iranien en résistance. L’histoire nous l’a prouvé, le silence de la communauté internationale n’est pas de la neutralité ; c’est un feu vert donné aux bourreaux.
Il reste des vies à sauver : L’urgence d’une réaction immédiate
Les coaccusés d’Ali Fahim et d’Amirhossein Hatami, notamment Mohammad Biglari, Abolfazl Salehi et Shahin Vahed-Parast, croupissent actuellement en cellule d’isolement. Leurs vies ne tiennent plus qu’à un fil. Le régime teste chaque jour les limites de l’impunité internationale : chaque jour de silence de notre diplomatie se solde par de nouvelles cordes au petit matin.
Le CSDHI exige du gouvernement français et de la communauté internationale une sortie immédiate de cette paralysie mortifère :
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Rompre le silence officiel : Le Président de la République et le Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères doivent condamner publiquement, nommément et sans aucune ambiguïté l’exécution d’Ali Fahim et de ses compagnons.
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Rompre le silence officiel : Le Président de la République et le Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères doivent condamner publiquement, nommément et sans aucune ambiguïté l’exécution d’Ali Fahim et des 9 autres prisonniers exécutés ces 7 derniers jours.
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Convoquer l’ambassadeur d’Iran en France : Des actes diplomatiques forts doivent remplacer la diplomatie de l’apaisement qui a dramatiquement échoué.
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Une couverture médiatique responsable : Nous appelons les rédactions françaises à briser cette omerta et à informer l’opinion publique sur cette vague d’exécutions sans précédent qui frappe la jeunesse et la dissidence iraniennes.
La complaisance tue. Il est de la responsabilité historique de la France, patrie des droits de l’homme, de ne pas laisser la jeunesse iranienne mourir dans l’obscurité et l’indifférence.



