Escalade macabre en Iran : 9 exécutions politiques en une semaine, le régime reproduit le mythe du sanguinaire Zahhak

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Paris, le 5 avril 2026 – Le Comité de Soutien aux Droits de l’Homme en Iran (CSDHI) alerte la communauté internationale avec la plus grande urgence : la machine de mort de la théocratie iranienne s’emballe tragiquement. Ce matin, deux nouveaux prisonniers politiques Mohammad-Amin Biglari (19) et Shahin Vahedparast (30), ont été exécutés en secret, portant à neuf le nombre effroyable de dissidents politiques pendus en l’espace d’une seule semaine.

 

Le mythe de Zahhak devenu réalité

Ces deux victimes faisaient partie d’un groupe de sept jeunes arrêtés dans le sillage du soulèvement de janvier 2026. Parmi eux figurait également Amirhossein Hatami, un jeune homme de 18 ans à peine, cruellement pendu le 2 avril dernier à la suite d’un procès expéditif par le Tribunal révolutionnaire de Téhéran.

Cette soif de sang insatiable rappelle tragiquement l’une des figures les plus sombres de la mythologie persane : le tyran Zahhak. La légende raconte que pour maintenir son règne de terreur et apaiser la faim des deux serpents monstrueux greffés sur ses épaules, ce despote devait sacrifier et dévorer chaque jour le cerveau de deux jeunes Iraniens.

Aujourd’hui, le régime clérical incarne ce Zahhak des temps modernes. Il envoie quotidiennement la jeunesse de son pays à la potence pour tenter, en vain, de prolonger la survie d’un pouvoir moribond, terrifié par la colère de sa propre population.

 

Le bilan insoutenable d’une semaine de terreur

Au cours des sept derniers jours, la justice aux ordres de Téhéran a expédié vers la mort neuf opposants à l’issue de simulacres de procès, marqués par l’absence d’avocats de la défense et l’usage systématique de la torture :

  • Six prisonniers de conscience accusés de liens avec l’OMPI : Vahid Bani-Amerian et Abolhassan Montazer (exécutés hier), ainsi que Pouya Ghobadi, Babak Alipour, Ali Akbar Daneshvarkar et Mohammad Taghavi (exécutés en début de semaine).

  • Trois jeunes manifestants du soulèvement de janvier 2026 : Amirhossein Hatami (18 ans), exécuté en début de semaine, ainsi que ses deux coaccusés Mohammad-Amin Biglari (19) et Shahin Vahedparast (30), exécutés ce matin. Deux autres prisonniers de ce même dossier, à l’instar d’Ali Fahim (23) et d’Abolfazl Salehi, ont été transférés en cellule d’isolement, signe funeste que leur exécution est tragiquement imminente.

 

La guerre : un prétexte pour l’extermination interne

Ne vous y trompez pas : ce n’est absolument pas une coïncidence de calendrier. Le régime clérical utilise systématiquement la guerre comme prétexte pour justifier et intensifier sa répression interne, parfois sous de fausses accusations de collaboration avec des puissances étrangères. Mais le constat global est clair : Téhéran perçoit parfaitement et s’attaque à sa seule véritable menace, celle qu’il redoute plus que les bombes : le peuple iranien et sa résistance à l’intérieur du pays.

Cette stratégie macabre s’était déjà illustrée après la guerre des Douze jours en juillet 2025 avec les exécutions de Mehdi Hassani et Behrouz Ehsani. Elle est l’écho direct et terrifiant du massacre de 1988, où les mollahs s’étaient servis de la fin de la guerre Iran-Irak pour exterminer 30 000 prisonniers politiques en seulement trois mois.

Appel à l’action de la communauté internationale

Face à un État qui a promis une action sans aucune indulgence et qui multiplie les exécutions pour maintenir son emprise, l’inaction internationale équivaut à une complicité silencieuse. Les condamnations de principe ne suffisent plus à freiner la corde du bourreau.

Le CSDHI appelle de toute urgence les Nations Unies, l’Union européenne et le gouvernement français à :

  • Exiger publiquement et fermement la suspension immédiate des exécutions des prisonniers politiques dont les vies ne tiennent plus qu’à un fil, notamment Ali Fahim et Abolfazl Salehi.

  • Cesser toute complaisance diplomatique et rompre les relations commerciales avec un régime qui maintient son pouvoir par la terreur et la pendaison de ses citoyens.

  • Reconnaître officiellement le droit légitime du peuple iranien à résister face à une tyrannie absolue qui bafoue les droits humains les plus fondamentaux.