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Paris, le 04 avril 2026
La machine de mort du régime clérical iranien a de nouveau frappé. Ce matin, les prisonniers politiques Vahid Bani Amerian (33 ans, titulaire d’un master en gestion) et Abolhassan Montazer (66 ans, architecte), ont été exécutés. Ces deux hommes appartenaient à un groupe de six prisonniers de conscience dont les vies étaient en danger imminent. Leurs quatre coaccusés — Pouya Ghobadi, Babak Alipour, Akbar Daneshvarkar et Mohammad Taghavi — ont déjà été secrètement pendus plus tôt cette semaine. Ces assassinats d’État, perpétrés dans l’opacité la plus totale, s’inscrivent dans une véritable frénésie meurtrière que le CSDHI avait anticipée et dénoncée ces derniers jours.

La guerre comme écran de fumée
Cette vague d’exécutions n’est pas un hasard de calendrier. Le régime clérical instrumentalise cyniquement le contexte de guerre et les tensions régionales actuelles comme un écran de fumée. Alors que l’attention de la communauté internationale est accaparée par les enjeux géopolitiques externes, Téhéran cible avec acharnement la seule véritable menace existentielle à sa survie : le peuple iranien et son mouvement de résistance organisée à l’intérieur du pays.
Pour la théocratie en place, la survie ne passe pas par des victoires militaires extérieures, mais par l’annihilation absolue de toute dissidence interne.
Une stratégie macabre répétée : de 1988 à 2025
L’histoire récente prouve que le régime iranien utilise systématiquement les conflits pour écraser la dissidence interne. Ce mode opératoire meurtrier s’est tragiquement illustré l’année dernière : une semaine seulement après la fin de la guerre de 12 jours en juillet 2025, le régime s’est empressé d’exécuter les prisonniers politiques Mehdi Hassani et Behrouz Ehsani.
Cette méthode est profondément ancrée dans les fondations du régime. Elle est l’écho direct du massacre de 1988, où, à la fin de la guerre Iran-Irak, la théocratie a profité de la confusion post-conflit pour exterminer 30 000 prisonniers politiques en l’espace de trois mois seulement. Hier comme aujourd’hui, l’objectif principal de l’implication du régime dans ces guerres est de justifier et de faciliter la répression sanglante de toute opposition à l’intérieur de ses frontières.
Un appel urgent à l’action internationale
Face à cette escalade sanglante, l’indignation verbale ne suffit plus. Il est grand temps que la communauté internationale, les institutions de défense des droits de l’homme et les gouvernements démocratiques se réveillent.
Le CSDHI appelle à une action immédiate et résolue :
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Condamner fermement cette nouvelle vague d’exécutions politiques.
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Cesser toute complaisance et rompre les relations diplomatiques et commerciales avec un régime qui maintient son pouvoir par la pendaison de ses citoyens.
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Reconnaître le droit légitime du peuple iranien à résister face à une tyrannie qui bafoue les principes les plus élémentaires des droits humains.
L’impunité dont jouit le régime iranien depuis des décennies, notamment depuis le massacre de 1988, est le carburant de ces exécutions. Il est temps de fermer les portes à ce régime et de se tenir fermement aux côtés du peuple iranien.
Appel urgent à l’action internationale
L’histoire nous enseigne que le silence de la communauté internationale vaut un permis de tuer. Face à une tyrannie qui multiplie les exécutions pour maintenir son emprise sur un peuple qui aspire à la liberté, à la justice et à la démocratie, la communauté internationale, les institutions de défense des droits de l’homme et les gouvernements démocratiques se réveillent.
Le CSDHI appelle de toute urgence les Nations Unies, l’Union européenne et les gouvernements démocratiques à :
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Condamner publiquement et fermement ces nouvelles exécutions politiques.
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Cesser toute complaisance et rompre toutes relations diplomatiques et commerciales avec un régime dont la seule politique de maintien au pouvoir est la potence.
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Reconnaître officiellement le droit légitime du peuple iranien à résister face à cette oppression systématique.
Il est temps de fermer la porte à ce régime et de se tenir fermement du côté de ceux qui risquent leur vie pour un Iran libre.



