Appel Urgent : CSDHI Dénonce le Transfert Brutal de Prisonniers Politiques vers la Prison de Ghezel Hessar

CSDHI – Le Comité de Soutien aux Droits de l’Homme en Iran (CSDHI) exprime sa vive préoccupation et sa condamnation la plus ferme face aux récents agissements des autorités judiciaires du régime iranien.

Le 13 avril 2026, plusieurs prisonniers politiques ont été victimes de transferts forcés, marqués par une violence inouïe, vers l’unité 3 de la prison de Ghezel Hessar.

Violations des Droits Humains à la Prison d’Evine

Le lundi 13 avril 2026, les agents du régime ont procédé au transfert brutal de sept prisonniers politiques détenus jusqu’alors dans le quartier 7 de la prison d’Evine. Les conditions de ce transfert témoignent d’un traitement dégradant et inhumain :

  • Violences physiques : Avant leur transfert, les détenus ont été violemment frappés à coups de lance à eau par les gardiens, leur infligeant des blessures.
  • Conditions de transfert : Les prisonniers ont été transportés menottés, enchaînés et les yeux bandés. Les gardiens ont également procédé au rasage de leur tête, une mesure visant à les humilier.
  • Profil des détenus : Parmi les victimes figure Mir Youssef Younessi, âgé de 71 ans, arrêté en janvier 2023 et condamné à cinq ans de prison. Mehdi Vafa’i Sani, 40 ans, arrêté en mai 2022 et condamné à six ans de prison pour « rassemblement et collusion contre la sécurité nationale » et appartenance à l’OMPI, figure également parmi les personnes transférées.
  • Contexte familial : La répression touche des familles entières, comme en témoigne la situation de Shiva Esma’ili, mère de Mehdi Vafa’i, elle-même détenue dans le quartier des femmes d’Evine depuis février 2023 et condamnée à dix ans de prison.

Transferts depuis Fashafouyeh

Parallèlement à ces événements, trois autres prisonniers politiques, Abolfazl Rahbar, Omid Rahbar et Farshid Dolatyari, ont été transférés depuis la prison de Fashafouyeh vers l’unité 3 de la prison de Ghezel Hessar. Ces individus sont également accusés d’appartenance à l’OMPI.

Appel à la Communauté Internationale

Le CSDHI dénonce ces méthodes brutales qui s’apparentent à des actes de torture et de traitement cruel, inhumain ou dégradant. La Résistance iranienne appelle instamment la Rapporteuse spéciale des Nations unies sur la situation des droits de l’homme en Iran ainsi que la Mission internationale d’établissement des faits à intervenir sans délai.

Il est impératif que ces instances se rendent sur les lieux de détention afin de :

  • Constater directement les conditions de détention précaires des prisonniers.
  • Identifier les raisons motivant ces transferts vers ce qui est décrit comme un « sinistre abattoir ».
  • Assurer la protection de l’intégrité physique et de la vie de ces détenus politiques face à l’arbitraire du régime.

Le CSDHI réaffirme son engagement à documenter ces violations flagrantes des droits fondamentaux et à porter la voix des prisonniers politiques sur la scène internationale, conformément à nos valeurs de justice et de respect de la dignité humaine.