CSDHI
– Pour son 16e jour de grève de la faim, l’écrivain et militant politique Arjang Davoudi a été interdit de visite en prison., quelques minutes avant de passer au parloir. Jeudi 29 juillet, ses proches se sont rendus à la maison d’arrêt de Gohadacht à Karadj, pour le voir comme prévu. Arjand Davoudi a été emmené au parloir, mais à la dernière minute on lui a annoncé que les visites lui étaient désormais interdites. Aucune raison n’a été avancée, créant ainsi de nouvelles pressions sur lui et sa famille.
Ecrivain et érudit, Arjand Davoudi est actuellement en très mauvaise santé et souffre d’hypotension, de grave faiblesse, de migraines, de vertiges et d’une vue qui baisse. Il a été admis plusieurs fois au dispensaire de la prison. Il a commencé une grève de la faim le 14 juillet contre les mauvaises conditions, les restrictions imposées aux prisonniers et le comportement des autorités.
Dans une interview sur Voice of America, sa femme Nazanine Davoudi n’a pas caché sa profonde inquiétude pour la santé de son mari. Cela, a-t-elle dit, lui rappelle la grève de la faim qu’il a menée il y a deux ans pendant 70 jours. Il avait été terriblement affaibli et émacié. Il devait se déplacer sur un fauteuil roulant. Il est à nouveau en danger.
Arjang Davoudi a été arrêté en novembre 2003 et condamné à 15 ans de prison et à 74 coups de fouet par le juge Haddad, 16 mois plus tard.



