Les amputations et les flagellations sont en hausse en Iran

CSDHI – Le parlement iranien ainsi que le pouvoir judiciaire devraient immédiatement abolir les supplices cruels et inhumains, tels que l’amputation d’un membre, la lapidation et la flagellation, en accord avec les obligations internationales de l’Iran, a affirmé la campagne internationale pour les droits de l’homme en Iran.
Récemment, des dirigeants iraniens ont reconnu que des amputations avaient été commises et qu’un nombre croissant de flagellations ont été infligées aux insurgés post-électoraux.

 

“En ce qui concerne la législation internationale, ces actes inhumains et barbares ne sont rien d’autre que de la torture et devraient être abolis » a déclaré Hadi Ghaemi, le porte-parole de la campagne.
“Il n’y a rien dans la culture iranienne qui approuve une telle cruauté et il est temps pour les Nations Unies d’établir un système de surveillance pour pouvoir rendre coupable l’Iran de manquer cruellement à ses obligations internationales, » a déclaré Ghaemi.

D’après un rapport du 11 octobre publié par l’agence de presse officielle iranienne Student’s News (ISNA), Mahmoud Zoghi, le procureur de la ville du nord-est Machad, a noté l’amputation d’une main d’un voleur et a déclaré que de tels châtiments seraient appliqués à un plus grand nombre de personnes, reflétant une « approche plus rigoureuse ».

Zoghi a en outre annoncé que ceux accusés de vol pourraient être passibles de la peine de mort. « Dans un concours de circonstances, les actions d’un voleur pourraient être interprétées comme le crime de Moharebeh, (guerre contre Dieu), conduisant à la lourde peine de mort », a-t-il déclaré, en référence à l’article 185 du code pénal. « Si le crime ne justifie pas l’accusation du crime de Moharabeh, des amputations auront lieu en accord avec le code pénal et le Coran », a-t-il dit.
Certaines amputations des mains ont été menées en présence d’autres détenus accusés de vol «  de manière à ce qu’ils puissent en tirer une leçon » a annoncé Zoghi.

Source :  Iranhumanrights.org, 13 octobre