L’Iran oblige Ashtiani, son fils et son avocat à faire de faux aveux télévisée

Active Image

Active ImageCSDHI – La télévision de l’Etat iranien a diffusé une prétendue déclaration d’une femme iranienne condamnée à mort par lapidation pour avoir commis un adultère dans laquelle elle se déclare « pécheresse ». La condamnation à la lapidation prononcée contre Ashtiani Sakineh Mohammadi âgée de 43 ans a été suspendue et est actuellement en cours de révision par la cour suprême de l'Iran, mais elle reste toujours menacée d’une possible condamnation à mort par d'autres moyens.

 

Les huées soulevées par l'affaire sont l'une des dernières épines dans la relation de l'Iran avec la communauté internationale, comme les États-Unis ; l'UE et les groupes internationaux de défense des droits de l’homme ont incité Téhéran à suspendre l'exécution.

Une femme identifiée comme Ashtiani dit dans le rapport télévisé de l'Etat diffusé lundi: « Je suis une pécheresse». Son visage était flou et ses paroles étaient doublées dans une langue que le rapport télévisé a définie comme une traduction du persan au turc azéri, qui est parlé dans certains endroits de l'Iran.

Le rapport a également diffusé de prétendues déclarations de deux hommes dont le  visage était flou que la télévision de l'État a identifié comme le fils d’Ashtiani, Sajjad Qaderzadeh, et son avocat, Houtan Kian, tous deux arrêtés le mois dernier. La télévision a aussi émis des commentaires de deux Allemands, soi-disant  détenus pour avoir essayé de s’entretenir avec la famille Ashtiani en Octobre …

La diffusion de ces prétendues déclarations semblait être une tentative de Téhéran pour détourner la critique internationale sur l'affaire et concentrer plutôt l’attention sur l'Occident en l'accusant d'attiser la controverse sur le cas dans le but de porter atteinte à la réputation des dirigeants islamiques de l'Iran.

 

(AP, 15/11/2010)