Selon des informations des Militants des Doits de l’homme et de la démocratie en Iran du 21 septembre, le salaire de l’enseignant emprisonné Mohammad-Amin Agoushi a été coupé ce qui a plongé sa famille dans la misère.
Zaman Agoushi, son fils de 24 ans, a été oblige de vendre son rein gauche à l’hôpital de Piranchah pour payer les dépenses des déplacements à la prison de Zahedan afin d’y voir son père. Zaman est marié et père d’un bébé de deux mois.
La famille Agoushi doit faire un long trajet pour aller à Zahedan et doit dépenser beaucoup d’argent pour tous les frais de ces voyages. On les a gardés longtemps devant la porte de la prison. Ce n’est qu’après des contrôles humiliants et une obligation de rester sous un soleil brûlant, qu’ils n’ont reçu l’autorisation de le voir uniquement pendant 30 minutes.
Ils ont protesté et expliqué aux gardiens qu’ils arrivaient de loin et qu’ils avaient dépensé une fortune, mais les gardiens n’ont pas prolongé la visite.
D’autre part, Mohammad-Amine Agoushi souffre de graves maladies en prison, notamment de désordre nerveux, dus aux premières séances de tortures. Il souffre aussi de maladies de la peau ; il a le visage, la langue et la bouche recouverts de pustules, mais les agents du renseignement le privent de soins pour exercer encore plus de pressions sur lui.
La prison de Zahedan n’a pas de médecin, et un docteur qui manque d’expérience se rend à la prison pour des visites tous les quinze jours, uniquement pour prescrire des analgésiques. Aucun spécialiste ne consulte dans cette prison qui manque de tout.
Les conditions sanitaires sont catastrophiques et les prisonniers y meurent de maladies bénignes. Le manque de structure médical entraine un taux élevé de mortalité.
Le trafic de drogue en prison s’étend partout. Il est mené par les autorités carcérales à qui cela rapporte beaucoup d’argent.



