A quelques jours du déplacement du nouveau président iranien à l’ONU, le régime a libéré plusieurs prisonnières politiques

C’est un signal fort. Nasrin Sotoudeh a été libérée mercredi 18 septembre. Cette avocate iranienne qui a reçu le Prix Sakharov en 2012 purgeait depuis 2010 une peine de six ans de prison pour propagande et de conspiration portant atteinte à la sûreté nationale. Elle avait représenté des militants de l’opposition emprisonnés après l’élection présidentielle contestée de juin 2009.

La veille, le régime avait libéré plusieurs autres prisonniers politiques ou religieux, dont 7 femmes. Parmi elles, les journalistes et militantes Mahsa Amrabadi et Mahboubeh Karami, membre de la campagne ‘un million de signatures’ pour les droits des femmes en Iran.

Une période révolue?

Le régime n’a pas commenté ces libérations, mais elles ont évidemment un lien avec le déplacement du président Iranien Hassan Rohani, la semaine prochaine, devant l’assemblée générale de l’ONU Présenté comme un réformateur, le nouveau chef de l’Etat, un mois après ses fonctions, multiplie les signes d’ouverture.

La Campagne internationale pour les droits humains en Iran « salue » ces libérations et appelle le président Rohani à « faire d’autres pas concrets pour améliorer la situation urgente des droits humains dans ce pays. » A sa sortie de prison, Nasrin Sotoudeh a déclaré : « Les autres prisonniers et avocats doivent être libérés eux aussi. Ils sont enfermés pour des raisons politiques qui appartiennent à une période révolue ».