Une conférence à Paris marque le 36e anniversaire du massacre de 1988 en Iran

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CSDHI – L’événement, le 36e anniversaire du massacre de 1988 en Iran, qui a attiré des personnalités allemandes et européennes, ainsi que des représentants des communautés iraniennes, a rappelé avec force la lutte constante pour la justice et les droits de l’homme en Iran.

La conférence marquant le 36e anniversaire du massacre de 1988 en Iran, dirigée par Maryam Radjavi, présidente élue de l’opposition iranienne et membre du Conseil national de la résistance iranienne (CNRI), a mis en lumière les événements tragiques de 1988, au cours desquels plus de 30 000 prisonniers politiques, principalement des membres des Moudjahidines du peuple iranien (OMPI), ont été exécutés. Ce massacre est considéré comme l’un des chapitres les plus sombres de l’histoire de l’Iran et un symbole frappant de la répression brutale de la dissidence politique par le régime.

Mme Radjavi a ouvert la conférence en rendant hommage au professeur Rita Süssmuth, ancienne présidente du Bundestag allemand et soutien de longue date de la résistance iranienne. Mme Radjavi a salué le courage de Mme Süssmuth lors du massacre de 1988, soulignant son rôle de critique la plus virulente dans le monde occidental contre les atrocités commises par le régime iranien. Malgré le silence de nombreux dirigeants mondiaux à l’époque, Mme Süssmuth a utilisé sa position pour défendre la lutte du peuple iranien pour la justice.

La conférence a pris un ton particulièrement poignant suite au récent rapport du rapporteur spécial de l’ONU, Javaid Rehman, qui a qualifié le massacre de 1988 de « génocide » et de « crime contre l’humanité ». Mme Radjavi a demandé une enquête indépendante sur ces crimes, exhortant la communauté internationale à donner la priorité aux enquêtes criminelles et à poursuivre les dirigeants du régime pour leur rôle dans ces « crimes atroces ».

Dans son discours, le professeur Süssmuth a souligné l’importance de se souvenir des victimes du massacre de 1988 et a évoqué la résilience de la Résistance iranienne, en particulier des femmes qui ont été au premier plan de la lutte pour la liberté et la démocratie. Elle a condamné la politique actuelle d’apaisement à l’égard du régime iranien, estimant que l’Occident a été trop lent à reconnaître la véritable nature du régime, lui permettant ainsi de poursuivre ses tactiques d’oppression en toute impunité.

Christoph Degenhart, l’ancienne députée européenne néerlandaise Dorien Rookmaker et Marion Böker, ancienne présidente de l’Alliance internationale des femmes. Chaque intervenant a souligné l’importance de lutter contre la désinformation à l’encontre de la Résistance iranienne et a appelé à un soutien international plus fort en faveur de la lutte du peuple iranien pour la justice et les droits de l’homme.

À l’issue de la conférence, le message général était clair : la communauté internationale doit adopter une position plus ferme face aux violations des droits de l’homme commises par le régime iranien et soutenir la lutte actuelle pour la liberté et la justice en Iran. Le massacre de 1988 est un rappel brutal de la brutalité du régime, et ceux qui y ont péri continuent d’inspirer la lutte pour un Iran libre et démocratique.

Source : Stop Fundamentalism