Le CSDHI salue l’inscription du CGRI sur la liste terroriste de l’UE : Un pas décisif vers la justice

PARIS, le 30 janvier 2026 – Le Comité de Soutien aux Droits de l’Homme en Iran (CSDHI) accueille avec une satisfaction profonde la décision historique prise hier par l’Union européenne d’inscrire le Corps des Gardiens de la Révolution Islamique (CGRI) sur la liste des organisations terroristes.

Cette mesure, que notre organisation et les défenseurs de la liberté réclament sans relâche depuis des années, marque un tournant majeur dans la politique européenne vis-à-vis de la répression en Iran.

Une reconnaissance de la terreur institutionnalisée

Depuis sa création, le CGRI n’a eu qu’un seul but : la préservation du régime théocratique par la violence absolue. En tant qu’organe principal de la répression intérieure, il est responsable de :

  • L’exécution de milliers de prisonniers politiques, rappelant les heures les plus sombres de l’histoire iranienne.
  • La torture systématique dans des centres de détention dont l’obscurantisme n’a d’égal que celui de la sinistre prison d’Evin, héritage des méthodes de la police politique du Chah, la SAVAK.
  • La répression sanglante des soulèvements populaires, utilisant des armes de guerre contre des civils désarmés.

 

Une entité sans mandat de défense nationale

Le CSDHI tient à souligner une vérité fondamentale : le CGRI n’a aucune légitimité militaire pour la défense de la nation. L’Iran dispose déjà d’une armée régulière (l’Artesh) dont le rôle est constitutionnellement de protéger les frontières du pays.

Dès lors, l’existence même du CGRI est une anomalie dont le seul but est la sauvegarde d’une dictature théocratique. Sans mission de défense territoriale, son unique mandat consiste à terroriser la population civile et à assurer la survie du régime par la force brute, détournant ainsi les richesses nationales au profit de la répression.

Un instrument de terreur sans frontières

L’inscription du CGRI sur la liste noire ne repose pas seulement sur sa répression féroce à l’intérieur de l’Iran, mais aussi sur son rôle de déstabilisation et de terreur à l’échelle internationale. Le CGRI, via sa branche d’élite la Force Qods, a transformé le terrorisme en un outil de diplomatie par le sang.

  • En Europe : À travers des réseaux de cellules dormantes et l’usage abusif de la couverture diplomatique, le CGRI a orchestré de nombreux complots et assassinats de dissidents sur le sol européen, bafouant la souveraineté des États membres de l’UE.
  • Dans la région : En finançant des milices extrémistes et en intervenant directement dans les conflits en Syrie, en Irak et au Yémen, le CGRI est le principal vecteur de souffrance et de chaos au Moyen-Orient.

 

La fin de l’impunité

Pendant trop longtemps, le CGRI a utilisé ses vastes ressources économiques et militaires pour exporter le terrorisme et étouffer toute velléité démocratique à l’intérieur des frontières. L’inscription sur la liste terroriste n’est pas seulement symbolique ; elle doit entraîner :

  1. Le gel immédiat des avoirs financiers liés au CGRI en Europe.
  2. L’interdiction de toute interaction commerciale avec les entreprises écrans contrôlées par cette entité.
  3. La restriction de mouvement pour ses membres, dont beaucoup sont impliqués dans des crimes contre l’humanité.

 

« Cette décision est un hommage à la résilience du peuple iranien. Elle confirme que la communauté internationale commence enfin à entendre les cris des victimes de la tyrannie religieuse. L’impunité ne peut plus être la règle. » — Porte-parole du CSDHI.

 

Pour une alternative démocratique

Le CSDHI rappelle que le peuple iranien rejette catégoriquement toutes les formes de dictature. Qu’il s’agisse de la tyrannie religieuse actuelle ou des crimes passés du régime monarchique, l’aspiration des Iraniens demeure la même : une république démocratique, laïque et respectueuse des droits de l’homme.

L’histoire de l’Iran est marquée par les cicatrices de la torture, de la SAVAK d’hier aux Gardiens de la Révolution d’aujourd’hui. Ce cycle de violence ne sera rompu que par la justice et la reconnaissance du droit légitime du peuple à la résistance pour la liberté.

 

Le CSDHI appelle désormais les États membres de l’UE à appliquer cette décision avec la plus grande fermeté et exhorte les autres nations à suivre cet exemple pour isoler totalement le bras armé de la répression en Iran.