CSDHI – Des centaines de journalistes iraniens ont protesté contre la poursuite de la fermeture de leur agence de presse sous Hassan Rohani, ont rapporté lundi les médias officiels.
« Dans une lettre, quelques 772 journalistes iraniens ont exhorté Hassan Rohani à rouvrir leur association », a rapporté l’agence officielle ISNA.
L’Association des journalistes iraniens dont les membres étaient tous loyaux au pouvoir en place et dont l’ordre du jour était apolitique, n’a pas été acceptée par le régime et a été fermée en 2009.
La fermeture a été ordonnée par l’ancien procureur de Téhéran Saïd Mortazavi à la suite d’une plainte déposée par le ministère du Renseignement, le Vevak.
« Vous avez promis de faire de votre mieux pour rouvrir l’association des journalistes … alors qu’au cours des derniers mois des efforts ont été faits par vos ministres à cet égard, le moment exact de la réouverture n’est pas encore clair pour nous », pouvait-on lire sur la pétition adressée à Hassan Rohani.
« Cependant, nous espérons encore de l’espoir que votre promesse soit tenue et nous vous demandons d’ordonner la réouverture de la procédure de l’association et que celle-ci soit accélérée ».
Reporters sans frontières a déclré le 18 décembre 2013 qu’au moins 76 journalistes ont été arrêtés depuis le début de l’année 2013, 42 depuis la présidentielle au mois de juin. Dix-sept autres se sont vus condamnés à des peines allant de une à neuf années de prison. Douze journaux et magazines ont été suspendus ou forcés de cesser de publier sous la pression des autorités. Les traitements inhumains des prisonniers d’opinion deviennent monnaie courante. Beaucoup de détenus sont encore privés de soins médicaux en dépit de la gravité de leur état de santé ou de leur mauvais état physique et mental, conséquences de leur emprisonnement.



