CSDHI – Face à l’escalade des exécutions et des politiques oppressives, la jeunesse rebelle iranienne continue de résister par des actes audacieux visant les symboles du pouvoir et de la répression du régime.
Dans une puissante démonstration de défi, la jeunesse rebelle iranienne a mené des actions coordonnées à Téhéran, Ispahan, Chiraz et Mashhad le samedi 9 novembre. Ces attaques ont eu lieu en réponse à l’escalade de la répression du régime, notamment la multiplication des exécutions et la répression violente de la dissidence politique et des manifestations publiques. Ces actions reflètent la colère grandissante face à l’oppression systématique du gouvernement, qui s’est intensifiée ces dernières semaines par des politiques ciblant les prisonniers, les femmes et les minorités ethniques.
L’augmentation du nombre d’exécutions suscite l’indignation
L’Iran a connu une hausse significative du nombre d’exécutions : au moins 94 ont été signalées entre le 22 octobre et le 8 novembre, ce qui porte à 441 le nombre total d’exécutions sous l’administration du président Masoud Pezeshkian. Il est choquant de constater que 17 personnes ont été exécutées en une seule journée, le 8 novembre. Ces chiffres macabres reflètent une campagne de répression permanente menée par le guide suprême Ali Khamenei, qui semble viser à intimider une population de plus en plus désespérée et appauvrie.
En réponse à ces mesures brutales, la jeunesse rebelle iranienne a pris des mesures directes, ciblant les symboles et les centres de l’autorité du régime. Parmi les actions récentes, on peut citer
- Une explosion au siège de la Fondation Khomeini à Chiraz – La fondation est largement considérée comme une source de contrôle financier du régime, souvent accusé de détourner les richesses du pays à ses propres fins.
- Incendie d’un centre de répression des femmes à Téhéran – Cette action s’inscrit dans le cadre d’un effort plus large visant à lutter contre les restrictions des droits des femmes et leur harcèlement accru dans le cadre des politiques de l’État.
- Incendie criminel dans les bases des bassidji du Corps des gardiens de la révolution islamique à Téhéran et à Mashhad – Les bassidji, une branche paramilitaire du Corps des gardiens de la révolution islamique, sont fréquemment déployés pour réprimer les manifestations.
- Incendie de bannières de personnalités du régime – Des images de Rouhollah Khomeini, de l’actuel guide suprême Ali Khamenei et de l’ancien commandant de la force Qods Qassem Soleimani ont été incendiées à Téhéran, symbolisant le rejet de l’ensemble de la hiérarchie du régime.
Un message de résistance de la part des unités de résistance de Zahedan
À Zahedan, les unités de résistance se sont également mobilisées pour faire face à l’escalade de la répression du régime et défendre les droits de la communauté baloutche marginalisée. Les membres de ces unités ont placé des banderoles et des pancartes dans les espaces publics, exprimant leur solidarité avec les communautés opprimées et appelant à un changement démocratique. Leurs messages étaient notamment les suivants
- « Pour la liberté du peuple et de la patrie, nous ne comptons que sur nous-mêmes ».
- « Le temps est venu d’appeler au renversement du régime ».
- « La réponse à l’exécution des prisonniers et à l’assassinat des transporteurs de carburant est le soulèvement ».
Ces slogans trouvent un écho profond au Sistan-Baloutchistan, où les efforts du régime pour étouffer la contestation ont consisté en des mesures d’oppression à l’encontre des Iraniens sunnites et du peuple baloutche, économiquement démuni. La nomination d’un gouverneur sunnite, perçu comme un fidèle du gouvernement central, a été accueillie avec scepticisme, les habitants y voyant une tentative superficielle d’apaiser les demandes d’autonomie et de justice.
Des actes de défi commémorent les victimes de la catastrophe de la mine de Tabas
Quarante jours après l’explosion tragique de la mine de charbon de Tabas, qui a coûté la vie à 53 mineurs, la jeunesse rebelle iranienne a marqué l’événement en intensifiant sa résistance. Ils ont attaqué des installations gouvernementales liées à la répression et à l’exploitation des ressources dans de nombreuses villes :
- Explosions dans les bases des bassidjis à Chiraz et au siège de la Fondation Khomeini à Golpayegan.
- Incendie des bases des bassidjis à Téhéran et à Mashhad.
- L’incendie d’affiches de Qassem Soleimani et de mandataires du régime dans plusieurs villes.
Une marée montante de désespoir et d’espoir
La population iranienne, confrontée à des difficultés économiques croissantes, à une inflation élevée et à une diminution des opportunités, exprime de plus en plus son mécontentement à l’égard des mesures autoritaires du régime. Des appels à la liberté résonnent dans tout le pays alors que le coût des produits de base monte en flèche et que les coffres du gouvernement se remplissent aux dépens de la population. Les actions des jeunes délivrent un message résolu : là où la répression tente de faire taire la dissidence, la résistance trouve son chemin.
Cette vague de défi souligne un changement indéniable en Iran, où une génération plus jeune et déterminée considère la résistance comme la seule voie vers un avenir de dignité et de démocratie. Leur message est clair : ils se lèveront et ne se laisseront pas réduire au silence face à l’obscurantisme du régime.
Source : INU



