Le samedi 16 novembre, un rassemblement en mémoire des 1500 martyrs du soulèvement de novembre 2019 en Iran était organisé sur la place Colette à Paris. Le porte-parole du CSDHI est intervenu pour saluer toutes celles te ceux qui ont donné leur vie pour la liberté dans cette révolte et rappeler les milliers d’arrestations et les exécutions qui ont suivi.
Voici l’intervention d’Hamid Assadollahi:
Le soulèvement de novembre 2019 a montré que le peuple iranien aspire à la liberté, à la dignité et à un avenir débarrassé de toutes sortes de dictatures, de toutes sortes de tyrannies, qu’elles soient monarchiques ou cléricales. Leurs sangs versés a nourri une détermination inébranlable et cinq ans plus tard nous voyons toujours ce combat se poursuivre avec force contre un régime qui s’accroche au pouvoir par la violence et la peur. La répression de novembre 2019 a été d’une cruauté inimaginable. Plus de 1500 manifestants ont été tués dont des dizaines d’enfants et d’adolescents, des milliers d’arrestations et de blessés. Parmi ces détenus, certains ont été exécutés après des simulacres de procès d’autres croupissent encore dans les prisons du régime. Le peuple iranien, hommes et femmes confondus, aspire à instaurer une véritable république démocratique où toutes les libertés fondamentales seront respectées, la liberté d’expression, de pensée, de culte, de choix personnel. Ce combat dépasse largement les questions vestimentaires aussi importantes soient-elles. Il s’agit d’un rejet total de la dictature des mollahs et d’un appel à un système politique basé sur la justice et les droits humains.

Et aujourd’hui, cette machine de mort continue de frapper. Depuis l’arrivée de Pezeshkian à la présidence du régime en juillet dernier, au moins quatre-cent-quatre-vingt prisonniers ont été exécutés, certains publiquement pour terroriser la population. Des actes barbares comme les amputations ont refait surface, illustrant le désespoir d’un régime acculé. Ce que ce crime révèle, c’est la peur grandissante de Khamenei et de son régime. Peur des soulèvements populaires, peur notamment des femmes et des jeunes qui osent défier ouvertement la tyrannie.
Cette escalade dans la répression montre une chose : le régime sait que son règne touche à sa fin. Mais face à cette répression où est la communauté internationale ? Où sont les démocraties occidentales qui se targuent de défendre les droits de l’homme ? Ce silence face à ces atrocités est inacceptable.
L’inaction est complice. Il est temps que les gouvernements démocratiques posent des conditions claires dans leurs relations avec ce régime: l’arrêt immédiat des exécutions, des tortures et des violations systématiques des droits humains. Les mollahs doivent comprendre que leurs crimes ne resteront pas impunis et que leur répression aura un coût politique et économique.
A tous ceux qui m’écoutent aujourd’hui, sachez que nous avons une responsabilité : celle de porter la voix de ceux qui ne peuvent plus parler, celle de soutenir un peuple qui lutte pour sa liberté. Les sacrifices des martyrs de novembre 2019 nous inspirent. Leur combat est le nôtre, leur courage nous donne la force de croire en un avenir libre et démocratique pour l’Iran.
L’heure est venue de se lever ensemble pour dire non à la tyrannie et oui à la liberté. Continuons le combat pour eux, pour leur mémoire et pour le peuple iranien.
Vive la liberté, vive l’Iran libre, ni chah, ni mollah,
Femme, résistance, liberté.
Merci.



