La campagne « Les mardis sans exécutions » condamne l’escalade de la crise des exécutions en Iran

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CSDHI – La campagne « Les Mardis sans exécutions » a publié une déclaration décourageante marquant la 45e semaine de sa grève de la faim, faisant la lumière sur l’augmentation alarmante des exécutions par le régime iranien. Au 3 décembre, la campagne rapporte que plus de 28 personnes, dont deux enfants délinquants, ont été exécutées dans la seule semaine passée dans diverses prisons à travers l’Iran, comme Yazd et Ghezel Hesar.

Un sombre jalon en 1403

Selon les données compilées par la campagne, le nombre d’exécutions en Iran depuis le début de l’année perse 1403 (mars 2024) a atteint environ 743. Cette escalade a attiré l’attention sur certains établissements comme la prison de Lakan à Rasht, qui est devenue un centre d’exécutions ces derniers mois. En réponse, la campagne a publié une déclaration de protestation fortement formulée condamnant ces actions et soulignant l’utilisation systématique par le régime de la peine capitale comme outil de répression.

Peines de mort pour prisonniers politiques

La déclaration révèle également les récentes condamnations à mort de plusieurs prisonniers politiques. Mehrab Abdollahzadeh, détenu pendant les manifestations de 2022, a été condamné à l’exécution dans la prison d’Urmia. En outre, six prisonniers politiques de la prison d’Evin — Abolhassan Montazer, Pouya Ghobadi, Vahid Bani-Amrian, Babak Alipour, Ali Akbar Daneshvarkar et Mohammad Taghavi — risquent la peine de mort sous l’accusation de rébellion contre le régime. Notamment, les six sont des membres actifs de la campagne « No Execution Tuesdays ».

La campagne a critiqué le recours de la magistrature à la « discrétion du juge » comme justification de ces peines. Le chef de la 26e branche du Tribunal révolutionnaire, Iman Afshari, a cité cette clause controversée lors de l’émission des peines capitales. La campagne soutient que cette approche, associée à des mois de torture, d’interrogatoires prolongés et d’isolement cellulaire, met en évidence le caractère fabriqué des accusations portées contre ces prisonniers.

La situation des « enfants ekbatan »

La déclaration attire également l’attention sur six prisonniers politiques connus sous le nom de « enfants d’Ekbatan », qui ont également été condamnés à mort. La campagne insiste sur le fait que de telles mesures répressives ne dissuaderont pas le peuple iranien dans sa lutte pour la liberté

Un appel à l’action mondiale

La campagne « No Execution Tuesdays » a réitéré sa mission d’abolir la peine capitale et de mettre fin à la violence étatique. Il a appelé les organisations de défense des droits humains et les autorités internationales à prendre des mesures urgentes et efficaces pour mettre fin aux exécutions, sauver la vie des personnes en danger et assurer la libération de tous les prisonniers politiques.

La campagne a exprimé sa gratitude aux divers segments de la société iranienne — y compris les travailleurs, les retraités, les enseignants, les étudiants et les militants — qui se sont courageusement opposés aux exécutions par des manifestations et des rassemblements. Il a souligné l’importance de soutenir ces efforts collectifs.

Grève de la faim pour la justice

Pour marquer la 45e semaine de leur mouvement, les membres de la campagne « No Execution Tuesdays » ont annoncé une grève de la faim coordonnée dans 25 prisons en Iran le 3 décembre. À travers ces actes de résistance continus, La campagne vise à amplifier son message contre l’utilisation systémique de la peine capitale par le régime et ses politiques d’oppression plus larges.

Cette déclaration sert de rappel brutal du coût humain des actions du régime iranien et d’appel à la communauté mondiale pour agir de manière décisive en défense des droits humains.

Source : INU