Iran : Raid violent des gardiens de prison de Qezel Hesar dans le quartier 1

Une violation flagrante de la dignité et des droits humains des prisonniers
prison-de-Qezel-Hesar-iran-csdhi

CSDHI – Le lundi 7 juillet 2025, la prison de Qezel Hesar a une nouvelle fois été le théâtre d’une attaque violente et organisée des gardiens de prison contre les détenus. Selon les informations disponibles, l’unité spéciale des gardiens a fait irruption dans le quartier 1 de la prison et a fouillé minutieusement tous les effets personnels des détenus. Au cours de cette inspection musclée, une grande partie des biens des détenus, notamment des vêtements, des couvertures, des livres, des articles d’hygiène et même des médicaments essentiels, ont été endommagés ou complètement détruits.

Cette action, justifiée par les responsables de la prison comme un « contrôle de sécurité », visait en réalité de manière flagrante la dignité humaine des prisonniers et rendait leurs conditions de vie encore plus difficiles. Des témoins oculaires et des familles de prisonniers ont qualifié cette descente de « brutale » et « humiliante », un événement qui équivaut clairement à de la torture psychologique et à la création d’une atmosphère constante de peur et d’insécurité à l’intérieur de la prison.

Violation systématique des droits des prisonniers à Qezel Hesar

Ces dernières années, la prison de Qezel Hesar à Karaj a été critiquée à plusieurs reprises par des organisations nationales et internationales de défense des droits humains en raison de sa surpopulation, de ses conditions de vie épouvantables et de ses fréquents actes de violence. Des rapports publiés indiquent qu’avec l’accord de la direction de la prison, les gardiens ont mené à plusieurs reprises des raids dans différents quartiers, détruisant des effets personnels, menaçant et frappant les détenus, et créant un environnement empreint de répression et de terreur. Parallèlement, les prisonniers sont souvent privés de leurs droits fondamentaux, tels que l’accès à un avocat, à des soins médicaux et même la possibilité de déposer des plaintes efficaces.

Silence des médias et protestations des familles

Alors que les médias indépendants et les organisations de défense des droits humains ont rendu compte de cet incident, les médias nationaux contrôlés par l’État restent totalement silencieux. Ce silence délibéré s’inscrit dans une politique cohérente visant à dissimuler les conditions réelles dans les prisons iraniennes. Néanmoins, les familles des prisonniers ont protesté sur les réseaux sociaux, appelant les instances nationales et internationales à se pencher sur le sort de leurs enfants. Elles ont souligné que de tels actes constituent une torture psychologique et physique et que les prisonniers ne devraient pas être maintenus dans des conditions aussi inhumaines.