CSDHI – Mohammad Jafar Mahallati, ancien ambassadeur du régime iranien auprès des Nations unies, qui a été impliqué dans un scandale suite à de graves accusations, pour avoir contribué à justifier les crimes contre l’humanité de 1988 – le massacre de prisonniers politiques en Iran cette année-là – et à des accusations d’abus et d’agressions sexuels pendant sa carrière d’enseignant aux États-Unis, s’engage désormais auprès d’étudiants en Iran.
Sa biographie sur le site web du Majd Research Center le décrit comme « professeur titulaire d’études religieuses et de paix à l’Oberlin College, aux États-Unis ».
Il a également coorganisé une conférence du 26 au 28 mai à l’université de Téhéran intitulée « Sixième conférence annuelle sur la paix et la résolution des conflits ».
Suite au licenciement de Mahallati de l’Oberlin College en novembre 2023, l’administration de l’université a supprimé toute trace de sa présence sur son site web.
L’université d’Oberlin, dans l’Ohio, l’a démis de ses fonctions de professeur d’études religieuses après la révélation de son rôle potentiel dans la dissimulation de crimes contre l’humanité de 1988 commis lors des exécutions massives ordonnées par Ruhollah Khomeini au cours de l’été 1988, au cours desquelles 30 000 prisonniers politiques, pour la plupart membres et sympathisants de l’Organisation des Moudjahidine du peuple iranien (OMPI), ont été exécutés. Son passé comprend également des allégations d’exploitation et d’abus sexuels sur une étudiante de l’université Columbia dans les années 1990.
En septembre 2023, le ministère américain de l’Éducation a ouvert une enquête sur l’université d’Oberlin et Mahallati afin de déterminer s’ils avaient permis la propagation de l’antisémitisme sur le campus et si Mahallati avait fait la promotion du Hamas dans ses cours.
Pendant ses années d’enseignement, la communauté universitaire de l’université d’Oberlin le surnommait le « professeur de la paix » jusqu’à ce qu’Amnesty International révèle son rôle dans la dissimulation du massacre des prisonniers politiques et des crimes contre l’humanité de 1988. Mahallati est alors passé du statut de « professeur de la paix » à celui de « boucher d’Oberlin ».
Selon le programme de la conférence de l’université de Téhéran, il a présidé une session et prononcé un discours intitulé « La nature complexe des conflits humains et la nécessité de discours multifacettes pour leur gestion et leur prévention du point de vue du Coran ».
Parmi les autres intervenants à la conférence figurait Ali Akbar Mousavi, précédemment présenté comme conseiller principal et chercheur postdoctoral au Centre pour les religions du monde, la diplomatie et la résolution des conflits de l’université George Mason en Virginie.
Mahallati semble tenter de restaurer sa crédibilité perdue. Un site web consacré à ses travaux a été lancé en 2024, mais il ne contient aucune coordonnée.
Le site affirme toujours qu’il est « professeur titulaire d’études islamiques à l’université d’Oberlin ».
L’université d’Oberlin a refusé de rencontrer les membres irano-américains de la coalition enquêtant sur Mahallati.
Bien que la conférence de l’université de Téhéran portait ostensiblement sur la paix, Hossein Simaii-Sarraf, ministre iranien des sciences, a profité de cette tribune pour appeler à la destruction d’Israël. Il a déclaré : « Il est à espérer que pour éradiquer l’injustice, les catastrophes humaines et la sauvagerie du régime sioniste, toutes les nations musulmanes et tous les peuples libres du monde s’uniront plus que jamais. »
Depuis des années, le régime iranien tente d’infiltrer les pays occidentaux en envoyant des agents secrets sous couvert de journalistes, de militants des droits de l’homme ou d’universitaires.
Source : Iran Focus (site anglais)



