Grève de la faim à la prison de Lakan en Iran

 Les prisonniers politiques demandent justice

Trois prisonniers politiques – Manouchehr Fallah, Massoud Bidrigh et Peyman Farahavar – ont entamé une grève de la faim dans la prison de Lakan, à Racht, le 10 août 2025, pour protester contre de graves violations de leurs droits. Cette action audacieuse met en lumière les violations des droits de l’homme commises dans le système pénitentiaire iranien. Les prisonniers réclament un traitement équitable, l’accès aux soins médicaux et la fin des condamnations à mort injustes. Leur protestation met en lumière les conditions oppressives qui règnent dans la prison de Lakan.

Pourquoi la grève de la faim a-t-elle commencé ?

Massoud Bidrigh, boxeur renommé de Gilan, a entamé une grève de la faim pour protester contre les refus répétés de congé et les demandes ignorées de soins médicaux. La détérioration de sa santé mentale et physique dans le quartier Missagh de la prison de Lakan est à l’origine de la protestation. Les autorités pénitentiaires ont constamment rejeté ses demandes, y compris ses demandes de congé médical. Bidrigh a donc pris position pour revendiquer ses droits.

Manouchehr Fallah et Peyman Farahavar, tous deux condamnés à mort, ont rejoint la grève de la faim de Bidrigh. Leur objectif est de soutenir leur compagnon de détention et de dénoncer les conditions difficiles qui règnent dans la prison de Lakan. Leur action collective souligne la négligence et l’oppression systémiques auxquelles sont confrontés les prisonniers politiques en Iran.

Transfert de Massoud Bidrigh à l’isolement

Au lieu de répondre aux demandes légitimes des prisonniers, les autorités de la prison de Lakan ont aggravé la situation. Elles ont transféré Massoud Bidrigh à l’isolement le 11 août 2025. Des sources internes à la prison confirment qu’il s’agit d’une mesure punitive visant à infliger une pression psychologique et physique supplémentaire. De telles actions violent les droits de l’homme fondamentaux et intensifient les souffrances des prisonniers.

L’héritage de résistance de Massoud Bidrigh

Bidrigh a l’habitude de s’opposer à l’injustice. En février 2025, il a manifesté devant la prison de Lakan, s’opposant à la condamnation à mort de Manouchehr Fallah. Il a déclaré que l’exécution de prisonniers politiques était une violation des droits de l’homme et de la dignité humaine. Son défi permanent, malgré les répercussions sévères, inspire d’autres personnes à résister aux politiques oppressives.

Condamnations à mort et procès inéquitables

Manouchehr Fallah et Peyman Farahavar sont condamnés à mort dans des circonstances douteuses. Les défenseurs des droits de l’homme signalent que leurs procès ont manqué de transparence. Les autorités leur ont refusé l’assistance d’un avocat indépendant et se sont appuyées sur des aveux forcés. Ces violations mettent en évidence un modèle plus large d’inconduite judiciaire dans le système juridique iranien. La grève de la faim des prisonniers vise à attirer l’attention du monde entier sur ces injustices.

Les risques sanitaires de la grève de la faim

Les grèves de la faim dans les conditions exténuantes de la prison de Lakan présentent de graves risques pour la santé. Des médecins indépendants avertissent que même les grèves de la faim de courte durée peuvent entraîner une baisse de la tension artérielle et du taux de sucre dans le sang, ainsi qu’une faiblesse générale. Les grèves prolongées peuvent entraîner des dommages irréversibles aux organes. L’absence d’installations médicales dans la prison et les retards dans les soins accentuent ces dangers, mettant la vie des prisonniers en péril.

Massoud Bidrigh (à g.), Manouchehr Fallah et Peyman Farahavar

Violations des droits humains dans la prison de Lakan

La grève de la faim révèle de multiples violations des droits de l’homme dans la prison de Lakan, notamment :

  • Le droit à la vie : Des condamnations à mort injustes menacent la vie des prisonniers.
  • Droit à la santé : Les autorités refusent les soins médicaux et les congés.
  • Droit à un procès équitable : Les procès non transparents reposent sur des aveux obtenus sous la contrainte.
  • Droit de manifester : Les autorités pénitentiaires sanctionnent les manifestations pacifiques.
    Ces violations reflètent un effort systémique visant à supprimer la dissidence et à réduire au silence les prisonniers politiques.

Un appel à l’action mondiale

Les militants politiques et les familles des prisonniers exhortent le public à agir. Ils appellent à documenter ces abus, à contacter les organisations de défense des droits de l’homme et à dénoncer les autorités responsables. La pression internationale est essentielle pour mettre fin à ces violations. La grève de la faim dans la prison de Lakan exige une surveillance urgente et l’abolition des peines de mort pour les prisonniers politiques.

La grève de la faim de Fallah, Bidrigh et Farahavar dans la prison de Lakan souligne l’urgence d’un changement. Leur courage appelle à la solidarité mondiale pour protéger leurs droits et mettre fin au cycle de la répression dans les prisons iraniennes.