CSDHI – Somayeh Rashidi est morte faute de soins médicaux à la prison de Qarchak. L’histoire de cette prisonnière politique met en lumière une négligence systémique et appelle à la justice.
Somayeh Rashidi face à une cruauté carcérale
Somayeh Rashidi a souffert cruellement à la prison de Qarchak. Dès le début de sa détention, elle se plaignait de violents maux de tête et de symptômes de maladie. Pourtant, les médecins de la prison ont rejeté ses appels à l’aide. Cette négligence a transformé son épilepsie en piège mortel.
Dans les nuits sombres de Qarchak, les murs glacés étouffaient les cris de douleur. Somayeh Rashidi, femme de 42 ans pleine d’espoir pour la justice, y a rendu son dernier souffle. Son seul « crime » fut d’avoir écrit des slogans contre l’oppression. Avant son incarcération, elle vivait déjà avec l’épilepsie. Mais en captivité, cette maladie est devenue l’instrument de sa destruction. Les autorités connaissaient son état, mais elles l’ont ignoré.
La mort de Somayeh Rashidi n’est pas un accident. Elle révèle au contraire un meurtre silencieux et systématique, soutenu par l’État. Les autorités pénitentiaires et judiciaires ont délibérément négligé les prisonniers politiques, en particulier les femmes. Somayeh symbolise les milliers d’êtres humains broyés par l’absence de droit en Iran aujourd’hui. Dans ce système, la vie humaine vaut moins qu’un simple papier administratif. Ses appels à recevoir des soins ont résonné dans les couloirs, mais n’ont trouvé pour réponse que le silence.
Aujourd’hui, Somayeh Rashidi repose en paix, mais sa perte marque la société d’une cicatrice profonde. Les témoins de ces crimes en portent la douleur. Elle illustre une tragédie plus vaste : celle d’un régime dictatorial qui bafoue les droits humains. Son histoire exige donc l’indignation mondiale.
La mort de Somayeh Rashidi : un schéma de négligence
Ce drame n’a rien d’exceptionnel. Il s’inscrit dans un schéma récurrent où les autorités mettent en danger la vie des prisonniers politiques, en particulier des femmes. Le communiqué judiciaire a présenté Somayeh Rashidi comme une « accusée liée à l’Organisation des Moudjahidine du Peuple » et a insisté sur sa supposée addiction et ses crises. Mais ces affirmations déforment les faits pour justifier la négligence.
Les défenseurs des droits humains dénoncent avec force cette version officielle. Ils rapportent que Somayeh Rashidi s’est vu refuser des soins pendant des mois. Elle a demandé à plusieurs reprises un transfert à l’hôpital, mais la négligence a bloqué ses démarches. Cela a conduit à un coma de dix jours et à sa mort, le 25 septembre 2025, à l’hôpital Mofatteh de Varamin. De plus, les autorités ont exercé des pressions sur sa famille pour qu’elle attribue sa mort à une « erreur médicale ».
Ce système privilégie son image au détriment de la vie. Il considère les prisonniers comme des menaces, non comme des êtres humains. Avant son incarcération, Somayeh Rashidi dépendait d’un traitement neurologique. La captivité le lui a retiré, aggravant ses crises. Le personnel pénitentiaire a ignoré l’aggravation de son état jusqu’à ce que la mort la prenne. Ces actes ne sont pas des erreurs : ils relèvent d’une stratégie d’« exécution silencieuse ». La mort s’installe par le refus de soins, sans avoir besoin de la corde.
La mort de Somayeh Rashidi après 10 jours de coma
Somayeh Rashidi est tombée dans le coma le 15 septembre 2025, après de violentes crises. Le personnel de la prison a retardé son transfert. Ce n’est que le 16 septembre qu’elle a été conduite d’urgence à l’hôpital Mofatteh. Les médecins ont déclaré son état critique. Malgré cela, elle a survécu dix jours avant de mourir.
Les échos d’atrocités passées
L’affaire de Somayeh Rashidi rappelle des horreurs antérieures, révélant l’ampleur de la crise. La mort de Mahsa Amini en 2022 a déclenché un soulèvement national et suscité l’indignation mondiale. De même, l’assassinat de Zahra Kazemi avait rompu les relations avec le Canada. Ces drames reflètent le sort de Somayeh.
C’est pourquoi le monde doit agir maintenant. Exiger des comptes pour les victimes de Qarchak. Se lever contre la cruauté de ce régime.



