Iran : Condamnation à mort confirmée pour Ehsan Faridi, étudiant et prisonnier politique

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CSDHI – La Cour suprême du régime iranien a confirmé la condamnation à mort d’Ehsan Faridi, prisonnier politique et étudiant universitaire âgé de 22 ans. Arrêté en juin 2024 pour avoir soutenu l’Organisation des Moudjahidines du Peuple d’Iran (OMPI/MEK), Ehsan Faridi a été condamné à mort sur la base de l’accusation fabriquée de « corruption sur terre ». Son procès a été entaché de torture, de tentatives de corruption et du refus de tout droit à une défense équitable. Le verdict étant désormais définitif, son exécution peut avoir lieu à tout moment. À la veille de la Journée mondiale contre la peine de mort, les organisations de défense des droits humains appellent à une mobilisation immédiate pour empêcher cette exécution illégale et sauver la vie de Ehsan Faridi.

La Cour suprême confirme la condamnation à mort, faisant craindre une exécution imminente

La Cour suprême du régime iranien a confirmé la condamnation à mort prononcée contre Ehsan Faridi, étudiant à l’université de Tabriz et sympathisant de l’OMPI/MEK. Son avocat, Sina Yousefi, a annoncé le jeudi 9 octobre 2025 (17 Mehr 1404) que le verdict émis par la 3ᵉ chambre du tribunal révolutionnaire de Tabriz, présidée par le juge Hassan Fathpour, a été validé et transmis aux autorités chargées de l’exécution.

Arrestation et accusations fabriquées

Ehsan Faridi a été arrêté le 18 juin 2024. Après plusieurs mois d’interrogatoires dans le centre de détention du ministère du Renseignement, il a été condamné à mort en mai 2025 pour « corruption sur terre » — une accusation entièrement fabriquée par le régime. Le jugement repose exclusivement sur les rapports des agents du renseignement et sur des aveux extorqués sous la torture, sans qu’aucune preuve judiciaire indépendante n’ait été présentée.

D’une accusation de « propagande contre le régime » à « corruption sur terre »

Selon des sources proches de la famille, Ehsan Faridi avait d’abord été inculpé de « propagande contre le régime ». Libéré sous caution, il a été de nouveau arrêté 40 jours plus tard par le parquet de Tabriz (branche 15). Son accusation a alors été arbitrairement aggravée en « corruption sur terre », le plaçant sous la menace directe de la condamnation à mort.

Tentative de corruption et représailles judiciaires

Le procureur chargé de l’enquête, Seyed Ali Mousavi — plus tard limogé après avoir été impliqué dans un vaste réseau de corruption — aurait exigé un pot-de-vin à la famille Ehsan Faridi au cours de la procédure. Après leur refus, les autorités judiciaires ont réagi par des représailles, en renforçant les charges et en accélérant la condamnation à mort.

Procès inéquitable et aveux extorqués

D’après plusieurs sources de défense des droits humains, Ehsan Faridi et son avocat ont été empêchés d’accéder pleinement au dossier et de préparer une défense efficace. Lors de brèves conversations téléphoniques avec sa famille, Ehsan Faridi a signalé avoir subi des pressions psychologiques et des menaces. Il a affirmé que ses prétendus « aveux » avaient été obtenus sous la contrainte et l’intimidation.

Réactions nationales et internationales

La confirmation de sa condamnation à mort a suscité une vague d’indignation parmi les défenseurs des droits humains et les organisations étudiantes, tant en Iran qu’à l’étranger. Amnesty International a qualifié le verdict de violation flagrante du droit à la vie et des normes d’un procès équitable, exigeant son annulation immédiate.
Des étudiants de l’université de Tabriz ont également publié un communiqué dénonçant cette décision et réclamant la libération de Ehsan Faridi, soulignant qu’« Ehsan a été arrêté uniquement pour ses opinions politiques pacifiques et ses publications en ligne ».

Violations du Pacte international relatif aux droits civils et politiques

L’affaire Faridi illustre de multiples violations du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), dont l’Iran est signataire :

  • Article 6 – Droit à la vie ;

  • Article 7 – Interdiction de la torture et des traitements cruels, inhumains ou dégradants ;

  • Article 14 – Droit à un procès équitable et public devant un tribunal indépendant.

Les experts juridiques soulignent que la confirmation du verdict par la Cour suprême, sans examen indépendant, démontre l’utilisation systématique du pouvoir judiciaire par le régime pour réprimer la dissidence, en particulier parmi les étudiants et les jeunes militants.

Appel urgent à la communauté internationale

Alors qu’Ehsan Faridi fait désormais face à une exécution imminente, sa famille appelle la communauté internationale, les Nations unies et les organisations de défense des droits humains à intervenir de toute urgence pour sauver sa vie.
À la veille de la Journée mondiale contre la peine de mort, cette affaire illustre tragiquement la politique de répression systématique du régime iranien contre la jeunesse et la communauté universitaire.
Les organisations de défense des droits humains appellent à une pression internationale coordonnée pour empêcher cette exécution et celles d’autres prisonniers politiques condamnés à mort.