CSDHI – Le Département d’État américain, constatant que le régime iranien recourt aux exécutions pour instiller la terreur et étouffer toute dissidence, a déclaré que le monde ne peut fermer les yeux sur les exécutions en Iran.
Le Département d’État américain a souligné dans sa déclaration : « Les États-Unis sont solidaires du peuple iranien et continueront de condamner ces violations abominables. »
La déclaration précise : « Rien qu’en novembre, l’Iran a exécuté au moins 260 personnes, soit le chiffre mensuel le plus élevé depuis plus de vingt ans, alors que seulement deux exécutions ont été officiellement annoncées. »
Iran Human Rights Monitor a rapporté qu’en 2025 seulement, le régime iranien a exécuté 1 791 personnes, un chiffre sans précédent depuis trente-sept ans.
La République islamique a intensifié le recours à la peine de mort pour étouffer toute dissidence et semer la terreur au sein de la société.
Les autorités du régime iranien ont pendu 335 prisonniers, dont 7 femmes, en novembre. Deux des victimes ont été exécutées publiquement.
Le nombre d’exécutions ce mois-ci (novembre) est plus du double des 155 exécutions de 2024, trois fois supérieur à celui de 2023 (115), six fois supérieur à celui de 2022 (57) et onze fois supérieur à celui de 2021 (30).
Selon le CNRI, au moins 36 prisonniers ont été exécutés ces trois derniers jours.
Ce qui porte à plus de 200 le nombre d’exécutions enregistrées durant les 17 premiers jours du mois persan d’Azar (depuis le 22 novembre). Au cours de la même période, le pouvoir judiciaire du régime a condamné à mort un prisonnier politique pour soutien à l’Organisation des Moudjahidines du peuple d’Iran (OMPI/MEK) et a confirmé les condamnations à mort de six autres personnes pour le même chef d’accusation.
L’augmentation du nombre de condamnations à mort prononcées, confirmées et exécutées en Iran ces derniers mois a suscité de vives protestations à l’intérieur comme à l’extérieur du pays.
Le ministère britannique des Affaires étrangères a appelé le 21 novembre à un moratoire immédiat sur les exécutions en Iran.
Le 19 novembre, la Troisième Commission de l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté une résolution condamnant les violations des droits humains en Iran, par 79 voix contre 28. Le texte de cette année met davantage l’accent sur les exécutions, les droits des femmes, la répression des manifestants et la répression transnationale.



