Messages des prisons de Qezel Hesar et d’Evine : résistance à la dictature et solidarité avec les manifestations nationales

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CSDHI – Alors que les manifestations nationales et les grèves des commerçants et des syndicats continuent de se propager à travers l’Iran, deux prisonniers politiques – Asadollah Hadi, incarcéré à la prison de Qezel Hesar, et Shahin Zoghi Tabar, incarcéré à la prison d’Evine – ont publié des messages distincts exprimant leur solidarité avec le soulèvement et condamnant fermement le régime iranien. Leurs déclarations témoignent d’une convergence plus large entre les manifestations de rue et les voix de la résistance émanant des prisons iraniennes.

Asadollah Hadi : « Une position claire contre le Shah et les mollahs »

Dans un message daté du 29 décembre 2025, envoyé depuis le quartier 4 de la prison de Qezel Hesar, le prisonnier politique Asadollah Hadi s’est adressé aux commerçants, aux ouvriers et aux groupes sociaux protestataires iraniens, se ralliant explicitement aux grèves et aux manifestations en cours.

Il a félicité les manifestants pour leur rejet de toute forme de dictature, déclarant : « Vous avez proclamé haut et fort votre opposition sans équivoque aux mollahs et au Shah, et vous œuvrez à l’élaboration d’un nouveau modèle pour un Iran démocratique.»

Hadi a souligné l’ampleur du désastre social causé par des décennies de régime autoritaire, évoquant le cas de commerçants « démunis » et dont les moyens de subsistance ont été anéantis par 47 ans de répression. Il a apporté son soutien aux ouvriers, aux agriculteurs, aux retraités, aux enseignants, aux médecins, aux étudiants et aux jeunes, les décrivant comme des générations dont l’avenir a été « volé » par le système en place.

Saluant le courage de ceux qui affrontent la répression, il écrivit : « Bénies soient votre dignité et votre détermination à vous dresser aujourd’hui contre l’oppression de ce régime qui réprime le peuple… avec des slogans tels que “Mort à l’oppresseur, qu’il soit Shah ou Guide suprême !” »

Faisant référence à Massoud Rajavi, Hadi présenta les manifestations comme approchant un moment décisif : « Nous, prisonniers politiques, savons bien que, comme l’a dit le frère Massoud, il ne reste qu’un pas avant le soulèvement – ​​un pas qui doit être franchi au prix de tous les sacrifices.»

Il conclut en affirmant une solidarité indéfectible jusqu’à ce que, selon ses propres termes, « l’aube de la liberté se lève pour notre chère patrie, l’Iran ».

Shahin Zoghi Tabar : « La résistance est notre seul capital »

Dans un message distinct depuis la prison d’Evin, le prisonnier politique Shahin Zoghi Tabar s’est adressé à ce qu’il a appelé le « peuple courageux et honorable d’Iran », décrivant les nouvelles du soulèvement comme une source de libération intérieure, même derrière les murs de sa cellule :

« Lorsque j’ai appris votre soulèvement depuis la prison d’Evin, je me suis senti plus libre que jamais, car je considère la résistance à la dictature comme la forme suprême de liberté. »

Zoghi Tabar a dressé un portrait sans concession du système en place : « Le régime qui gouverne l’Iran n’est ni une république ni un régime islamique, mais un système de fascisme religieux qui ne comprend que le langage de la force, des armes et du feu. »

S’adressant aux jeunes manifestants et à ce qu’il a appelé les « centres de rébellion », il a souligné l’impact stratégique des manifestations de rue : « Votre présence dans la rue fait basculer le rapport de force contre la dictature cléricale. »

 

Évoquant les soulèvements passés, il a soutenu que la résistance soutenue a des conséquences concrètes, désignant la période post-2019 comme un tournant pour la position régionale du régime.

Il a affirmé que le fossé entre le peuple et le système en place est irréparable :

« De Fatemeh Amini à Mahsa Amini, un océan de sang nous sépare de la dictature.»

Zoghi Tabar a conclu par une déclaration sans équivoque de soutien aux protestations :

« Moi, Shahin Zoghi Tabar, prisonnier politique de la prison d’Evin, je vous exhorte à utiliser chaque instant, chaque seconde. Prenez d’assaut les centres de répression du régime… Nous, prisonniers politiques, sommes à vos côtés jusqu’à notre dernier souffle.»

Son message s’est achevé par le slogan : « Mort à Khamenei, vive la liberté ! »