Les manifestations nationales en Iran entrent dans leur sixième jour et le régime iranien a déjà tué plusieurs personnes

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CSDHI – Au sixième jour des manifestations nationales en Iran, des rassemblements et des marches se sont poursuivis dans plusieurs villes. Lors des funérailles de trois manifestants tués, des slogans hostiles au régime iranien ont été scandés. Parallèlement, le président américain Donald Trump a déclaré que si le régime iranien tuait des manifestants pacifiques, les États-Unis viendraient à leur secours.

À Zahedan, capitale de la province du Sistan-et-Baloutchistan, dans le sud-est de l’Iran, le vendredi 2 janvier, sixième jour des manifestations nationales, les manifestants ont scandé des slogans tels que « Mort au dictateur », « Mort à Khamenei », « Khamenei, aie honte, laisse le pays tranquille », « Nous jurons par le sang de nos camarades, nous tiendrons bon jusqu’au bout » et « Iraniens, criez haut et fort pour vos droits ! »

Victimes des manifestations

L’OMPI a publié les noms et les détails concernant huit manifestants tués par les forces de sécurité du régime lors des récentes manifestations, dont un adolescent de 15 ans. Le bilan des victimes est plus lourd et l’opposition enquête sur les circonstances exactes.

Diverses sources ont confirmé, avant midi le 2 janvier, l’identité de cinq manifestants tués dans les villes de Kuhdasht, Fuladshahr, Marvdasht, Azna et Lordegan.

Amirhossein Khodayari-Fard, Daryoush Ansari Bakhtiarvand, Khodadad Shirvani-Monfared, Shayan Asadollahi et Ahmad Jalil sont les cinq manifestants tués dont l’identité a été confirmée.

Les funérailles de Shirvani, Ansari et Khodayari-Fard ont eu lieu le 2 janvier dans les villes de Marvdasht, Kuhdasht et Fuladshahr, malgré l’important déploiement des forces de sécurité.

Les participants à ces cérémonies ont scandé des slogans tels que « Cette fleur a été déchirée et est devenue un don à la patrie », « Mort à Khamenei » et « Bassidj, Gardiens de la révolution islamique, vous êtes Daech à nos yeux ».

Des vidéos publiées sur les réseaux sociaux montrent également que des citoyens ont organisé une marche de protestation après la fin des funérailles de Shirvani.

Parallèlement, des images publiées ont montré que les participants aux funérailles de Khodayari-Fard ont repoussé les forces du régime présentes à la cérémonie, notamment des membres du Corps des gardiens de la révolution islamique et de la milice Bassidj.

Réaction aux manifestations

Le président américain Donald Trump, faisant référence aux manifestations en cours en Iran, a écrit sur la plateforme Truth Social que « si l’Iran tire et tue violemment des manifestants pacifiques », les États-Unis interviendraient, ajoutant : « Nous sommes prêts à intervenir ».

Dans ce message, Trump a souligné que, selon lui, tuer violemment des manifestants est une pratique courante du régime iranien et que Washington réagirait dans de telles circonstances.

Trump a également annoncé que les États-Unis étaient en « alerte maximale » et prêts à intervenir.

Ali Larijani, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, a écrit sur X : « Le peuple américain doit savoir que Trump est à l’origine de cette aventurisme et qu’il doit veiller sur ses soldats. »

Larijani a ajouté : « Les positions prises par les responsables israéliens et par Trump ont permis de clarifier la situation. Nous faisons la distinction entre les commerçants qui manifestent et les éléments perturbateurs, et Trump doit savoir que l’ingérence américaine dans ce conflit intérieur revient à déstabiliser toute la région et à nuire aux intérêts américains. »

Esmaeil Baghaei, porte-parole du ministère des Affaires étrangères du régime iranien, a également écrit sur son compte X que les Iraniens, par le dialogue et la concertation, « ne toléreront aucune forme d’ingérence étrangère ».

Ali Shamkhani, membre du Conseil de défense du régime iranien, a également écrit sur X : « Toute main s’immisçant dans la sécurité de l’Iran sous de faux prétextes se verra infliger une riposte cinglante avant même d’avoir atteint son but.»

Mohammad Bagher Ghalibaf, président du Parlement, a quant à lui écrit : « Le président américain, irrespectueux, devrait savoir que tous les centres et forces américains déployés dans la région seront des cibles légitimes en cas d’aventurisme. »