CSDHI – À Lordegan, des manifestants ont incendié des institutions du régime tandis que des affrontements armés, des funérailles de masse et des coupures d’internet ont marqué une escalade violente du soulèvement national de janvier 2026.
Lordegan | janvier 2026
Des informations parvenues de l’intérieur de la ville de Lordegan, lors du soulèvement national de janvier 2026, révèlent l’ampleur de la colère populaire et l’intensité de la confrontation entre les manifestants et les forces de sécurité du régime iranien.
Pendant plusieurs jours, les manifestations ont dégénéré en affrontements armés, des bâtiments du régime ont été incendiés, des dizaines de jeunes protestataires ont été tués, et des responsables sécuritaires de haut rang auraient été éliminés, alors que le régime peinait à contenir la révolte.
1er janvier 2026 – Des institutions du régime livrées aux flammes
Le jeudi 1er janvier, des manifestations anti-régime ont éclaté dans toute la ville de Lordegan, évoluant rapidement vers des attaques directes contre des institutions clés du pouvoir.
Au milieu de slogans hostiles au gouvernement, les manifestants et les jeunes du soulèvement ont incendié :
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Le Comité de secours de l’Imam Khomeini
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La prétendue Fondation des martyrs, décrite par les habitants comme un instrument de pillage systématique
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La Direction de l’industrie et des mines du régime
Au cours des affrontements, les forces du régime ont ouvert le feu sur les manifestants à l’aide de fusils Kalachnikov et Winchester, tuant quatre jeunes protestataires.
Selon des rapports de terrain, les manifestants ont riposté en affrontant directement les forces du régime, entraînant la mort de deux agents de sécurité.
2–3 janvier 2026 – Une ville sous tension, des funérailles sous répression
Les vendredi et samedi 2 et 3 janvier, Lordegan est restée plongée dans un climat d’extrême tension.
Le régime a dépêché d’importants renforts en provenance des villes voisines afin d’empêcher de nouvelles manifestations. Dans le même temps, les habitants se préparaient aux funérailles des personnes tuées lors des affrontements du 1er janvier.
Le samedi, malgré une présence sécuritaire massive, les familles et les résidents ont procédé à l’inhumation des manifestants tués, transformant les funérailles en actes silencieux de défi sous la répression.
7 janvier 2026 – Manifestations massives et affrontements meurtriers
Le mercredi 7 janvier, Lordegan a connu l’une des journées de confrontation les plus violentes.
Une grève générale des marchés a entraîné la fermeture de tous les commerces de la ville. Les manifestations ont débuté le long du boulevard principal, où des foules en colère et des jeunes du soulèvement ont affronté des unités de la garde spéciale déployées pour réprimer les protestations.
Les forces de sécurité ont de nouveau utilisé des munitions réelles. Les manifestants auraient opposé une résistance armée. Selon plusieurs témoignages :
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Au moins quatre membres des forces du régime ont été tués
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De nombreux autres ont été blessés
Des témoins ont indiqué qu’au cours de ces affrontements, le commandant de l’unité spéciale du régime ainsi que le chef du commissariat de Lordegan ont trouvé la mort.
Le gouvernorat incendié, de lourdes pertes signalées
Alors que les combats se poursuivaient le 7 janvier, les manifestants ont incendié le bâtiment du gouvernorat de Lordegan, une escalade symbolique visant l’autorité locale du régime.
Les combats de rue se sont étendus à la périphérie de la ville. Les forces du régime ont tiré directement sur la foule, tuant huit autres manifestants et blessant environ cent personnes.
« Mort à Khamenei » résonne tandis que le régime perd le contrôle
Dans toute la ville, des slogans de « Mort à Khamenei » ont retenti à plusieurs reprises.
En réaction, le régime a mobilisé toutes les forces disponibles :
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Des minibus du CGRI et des Bassidjis ont été déployés aux principaux carrefours
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Des agents en civil ont envahi les rues
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La route reliant Izeh à Lordegan a été coupée
Malgré ces mesures, les rapports indiquaient que le régime était de plus en plus incapable de reprendre le contrôle de la situation.
8 janvier 2026 – Imposition d’une coupure d’internet
Le jeudi 8 janvier, le régime a coupé l’accès à internet dans toute la ville de Lordegan, dans une tentative de bloquer la circulation de l’information et de dissimuler l’ampleur du soulèvement et des pertes humaines.
Cette coupure a souligné la panique et le désarroi du régime, inquiet de nouvelles révélations alors que la résistance dans la ville continuait d’inspirer des troubles ailleurs dans le pays.
Une ville en révolte ouverte
Les événements de Lordegan reflètent une dynamique nationale plus large : une résistance en escalade, le ciblage direct des institutions du régime et l’effondrement de la peur comme instrument de domination.
De l’incendie de fondations symboliques du régime à l’élimination de responsables sécuritaires de haut rang, Lordegan s’est imposée comme l’un des foyers les plus explosifs du soulèvement iranien de janvier 2026 — révélant un régime de plus en plus incapable de gouverner par la force seule.


