Dans cette résolution, le Parlement européen appelle les organes des Nations Unies à documenter les crimes du régime iranien et à veiller à ce que les responsables soient traduits en justice. Il demande également que le cas de l’Iran soit déféré devant la Cour pénale internationale.
Par ailleurs, le Parlement européen exhorte le Conseil de l’Union européenne et ses États membres à imposer des sanctions ciblées contre les responsables des violations des droits de l’homme en Iran, notamment les membres du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), les responsables de la sécurité, les procureurs et les autorités pénitentiaires, par le biais de gels d’avoirs et d’interdictions de voyager.
Principaux débats de la session du Parlement européen
Le lundi 11 février 2026, le Parlement européen a tenu une session consacrée à la répression systématique, aux conditions inhumaines et aux détentions arbitraires perpétrées par le régime iranien. Les députés ont fermement condamné la situation des droits de l’homme en Iran et ont souligné la nécessité de soutenir le peuple iranien et la Résistance iranienne.
Au cours de cette session, les députés ont évoqué les crimes généralisés commis par le régime contre le peuple et ont insisté sur l’urgence d’une action décisive de la communauté internationale pour soutenir les manifestants et faire pression sur les responsables du régime. Carlo Ciccioli a déclaré que des milliers de massacres, d’arrestations arbitraires, de disparitions, d’actes de torture, d’aveux forcés et de procès-spectacles ont été recensés ; l’Iran compte l’un des plus grands nombres de prisonniers politiques au monde. Personne n’est à l’abri de l’oppression du régime, pas même les femmes et les minorités. L’inscription du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) sur la liste des organisations terroristes était un pas dans la bonne direction, mais elle est intervenue bien trop tard. Nous devons soutenir la Résistance iranienne et prendre des mesures supplémentaires pour faire face à ce régime.
Anna Strolenberg a également évoqué les conditions de détention épouvantables en Iran, soulignant que des milliers de personnes ont été tuées et que des dizaines de milliers d’autres, emprisonnées, sont menacées d’exécution ou de viol. Nous devons au peuple iranien de connaître la réalité humaine qui se cache derrière ces statistiques. Nous devons saisir les avoirs du Corps des gardiens de la révolution islamique et soutenir celles et ceux qui aspirent à la liberté et à la démocratie.
Nora Junco García a fait référence à l’importante manifestation iranienne à Berlin et a déclaré que l’Union européenne devait entendre les revendications du peuple iranien et lui apporter son aide. Le régime dépense des millions d’euros pour financer le terrorisme, tandis que le peuple iranien vit avec l’équivalent de 5 euros par jour. C’est une révolution de la soif ; ils n’ont même pas accès à l’eau potable.
Appel à la poursuite des responsables du régime iranien
Petras Austrevicius a également insisté sur le fait que le régime iranien continue de réprimer son peuple et a rendu les conditions de vie insupportables. Il a appelé à la punition des responsables de la répression et à un renforcement de la pression et des sanctions de la part de l’Union européenne.
Alice Bah Kuhnke a également évoqué le sort des victimes des violences du régime et a déclaré que les manifestants blessés n’osent même pas se rendre à l’hôpital par crainte d’être arrêtés, car ils pourraient être transférés vers des lieux d’où ils ne reviendraient jamais. Des médecins et du personnel médical sont emprisonnés pour avoir sauvé des vies.
Enfin, d’autres représentants, tels qu’Antonio López-Istúriz et Reinhold Lopatka, ont également souligné la nécessité d’une action européenne plus ferme contre le régime iranien et ont affirmé que l’avenir de l’Iran devait être décidé par le peuple iranien.
Ces déclarations et les interventions qui ont suivi au Parlement européen ont finalement abouti à l’adoption d’une résolution condamnant la répression systématique exercée par le régime iranien et demandant aux organes des Nations Unies de documenter ces crimes et d’imposer des sanctions ciblées aux responsables de violations des droits humains. La résolution a été adoptée par 524 voix pour, 3 contre et 41 abstentions.



