Iran : Exécution brutale du jeune prisonnier politique baloutche Amer Ramesh à Zahedan

CSDHI – Le 26 avril 2026, poursuivant sa sinistre série d’effusions de sang, la machine à tuer du régime iranien a de nouveau frappé. Tôt ce matin, les autorités pénitentiaires ont pendu Amer Ramesh, un jeune prisonnier politique issu de la minorité baloutche, à la prison centrale de Zahedan.

Arrestation, torture et parodie de justice

Né en 2004 et originaire de Chabahar, Amer Ramesh illustre le sort tragique réservé à la jeunesse iranienne par le système judiciaire du régime :

  • Arrestation et sévices : Le jeune homme avait été arrêté en octobre 2024 dans le district de Pir Sohrab (Chabahar) et a subi des actes de torture durant sa détention.

  • Accusations arbitraires : Le pouvoir judiciaire a annoncé sa condamnation à mort par le tribunal révolutionnaire de Zahedan, une instance reconnue pour ses parodies de justice. Les chefs d’accusation retenus contre lui incluaient la « rébellion » (par le biais d’attentats à la bombe et d’embuscades contre les forces militaires), ainsi que l’appartenance à des groupes armés tels que Jaish al-Adl et le Mouvement des Baloutches pour la justice.

La position du CSDHI : Une terreur d’État face à un soulèvement inévitable

Conformément à son engagement pour la défense des droits fondamentaux, le CSDHI dénonce fermement cette nouvelle exécution et souligne les points suivants :

  • Une stratégie de survie par l’exécution : Le CSDHI souligne que le fascisme religieux au pouvoir envoie quotidiennement de jeunes Iraniens à la potence — de Téhéran à Zahedan, en passant par Ispahan, Qom et Chabahar — dans une tentative désespérée de retarder son propre renversement par la population insurgée.

  • Appel à la communauté internationale : Le CSDHI réitère avec insistance que les instances internationales et les pays démocratiques doivent impérativement conditionner le maintien de leurs relations diplomatiques et commerciales avec l’Iran à l’arrêt immédiat et inconditionnel des tortures et des pendaisons.

  • Exigence de reddition de comptes : L’impunité doit cesser. Le CSDHI exige que les dirigeants du régime soient traduits devant la justice internationale pour répondre de plus de quatre décennies de crimes contre l’humanité et de génocide, y compris le massacre de milliers de prisonniers politiques.

Cette cruauté systémique, loin d’étouffer la dissidence, ne fait que renforcer la détermination du peuple iranien à mettre un terme à la dictature et à instaurer une république fondée sur la liberté, la justice et le respect des droits humains.