Le régime iranien des mollahs accélère les exécutions dans une guerre vaine contre une génération rebelle

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CSDHI – Le régime iranien des mollahs, craignant l’éclatement d’un nouveau soulèvement national, a considérablement accéléré sa machine d’exécutions et de mise à mort. Loin de constituer une démonstration de force, cette vague incessante d’exécutions révèle un régime fragilisé, profondément terrifié par la population, en particulier par une génération rebelle déterminée à le renverser. L’accélération quotidienne de ces mises à mort apparaît comme une tentative désespérée d’empêcher l’explosion de la colère populaire.

L’ampleur des pendaisons récentes témoigne de cette inquiétude. Au cours du mois iranien de Khordad (du 22 mai au 21 juin 2026), le régime a appliqué les exécutions d’au moins 134 prisonniers. Cette campagne meurtrière a atteint des sommets effroyables : sur une période de quatre jours, du samedi 13 juin au mardi 16 juin, au moins 31 prisonniers ont été envoyés à la potence, soit en moyenne une exécution toutes les trois heures. Parmi les personnes exécutées durant ces quatre jours figuraient plusieurs citoyens appartenant au peuple baloutche, déjà particulièrement exposé à la répression et aux violences du régime.

La machine de mort du régime des mollahs ne s’est pas arrêtée là. En seulement deux jours — le mercredi 17 juin et le dimanche 21 juin — 20 autres prisonniers ont été pendus par les agents du régime. Ces exécutions ont été menées de manière systématique dans des prisons réparties à travers le pays, notamment dans les villes de Zahedan, Chiraz, Zabol, Yazd, Shirvan, Maragheh, Borujerd, Gorgan, Hamedan, Sanandaj, Ispahan, Tabriz, Amol, Kashan, Ahwaz, Sari, Birjand, ainsi qu’à la tristement célèbre prison de Qezelhessar.

Ciblage des opposants politiques et des manifestants

Alors que le régime tente de dissimuler ces atrocités sous divers prétextes, l’un des principaux objectifs de cette campagne meurtrière est l’élimination pure et simple des opposants politiques et des manifestants, ainsi que l’intimidation d’une population révoltée, seulement quelques mois après un soulèvement national qui avait sérieusement ébranlé le pouvoir.

Depuis le 19 mars, les dirigeants religieux au pouvoir ont exécuté des dizaines de prisonniers politiques. Parmi eux figurent huit membres de l’OMPI (Organisation des Moudjahidines du peuple d’Iran) ainsi que plus de vingt manifestants arrêtés lors du soulèvement de janvier 2026. Les victimes appartiennent à toutes les catégories sociales, allant de jeunes de 18 ans à des hommes âgés de plus de soixante ans.

Ces personnes sont systématiquement privées de leurs droits fondamentaux. Elles sont soumises à de sévères tortures et condamnées à mort par des tribunaux inéquitables qui ignorent totalement les normes judiciaires les plus élémentaires. La cruauté du régime s’étend également à leurs familles, qui subissent arrestations, menaces et mauvais traitements. Elles sont privées du droit de faire leur deuil et se voient souvent refuser la restitution des corps de leurs proches.

Confirmant la dimension politique de cette violence, le chef du pouvoir judiciaire du régime a récemment insisté sur la nécessité d’accélérer l’exécution des condamnations à mort, reconnaissant ouvertement que, face au peuple iranien, « le système judiciaire a adopté une position entièrement de temps de guerre ».

La peur profonde des soulèvements

Les dirigeants religieux au pouvoir sont profondément préoccupés par la menace de futurs soulèvements populaires. Par ces exécutions brutales, le régime cherche désespérément à terroriser la jeunesse rebelle et à la dissuader de rejoindre la résistance contre le pouvoir, notamment les Unités de Résistance, qui ont joué un rôle important dans l’organisation et l’extension des manifestations à travers le pays.

Cependant, selon l’auteur, cette stratégie de la terreur est vouée à l’échec. Le régime fait face à une nouvelle génération courageuse qui a choisi la voie de la résistance et qui n’est plus disposée à accepter la répression et la dictature des mollahs.