Le député britannique Bob Blackman condamne la décision d’attribuer un prix à Pahlavi et appelle à demander des comptes au régime iranien

Le-depute-britannique-Bob-Blackman-iran-csdhi

CSDHI – Lors d’une conférence organisée à l’occasion de la Journée mondiale contre la peine de mort, le député britannique Bob Blackman a appelé à mettre fin à la politique de complaisance des pays occidentaux, à engager des poursuites internationales contre les responsables du régime iranien et à reconnaître une alternative démocratique fondée sur les aspirations du peuple iranien.

Le député britannique Bob Blackman a appelé à un changement fondamental de la politique occidentale à l’égard de l’Iran, avertissant que la complaisance avait permis au régime au pouvoir d’intensifier la répression, les exécutions et le terrorisme. S’exprimant lors d’une conférence organisée à l’occasion de la Journée mondiale contre la peine de mort, le député britannique Bob Blackman a également critiqué la décision d’un groupe de réflexion allemand d’inviter Reza Pahlavi à recevoir un prix de la liberté décerné au peuple iranien. Selon lui, cette initiative compromet la lutte pour un avenir démocratique en Iran.

Président du Comité britannique pour la liberté en Iran et coprésident du Comité parlementaire international pour un Iran démocratique, Bob Blackman a souligné que l’attention internationale portée aux affrontements militaires et à la sécurité maritime ne devait pas occulter la campagne de répression que le régime continue de mener contre la population iranienne.

Le député britannique Bob Blackman a affirmé que le conflit central autour de l’avenir de l’Iran opposait, d’un côté, le peuple iranien et sa résistance organisée et, de l’autre, l’appareil dirigeant, le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) et ses relais régionaux. Selon lui, les exécutions sont devenues l’un des principaux instruments utilisés par le régime pour réprimer la dissidence et conserver le pouvoir.

Conférence à l’occasion de la Journée mondiale contre la peine de mort — Bob Blackman

La politique de complaisance occidentale n’a pas permis d’endiguer la répression

Le député britannique Bob Blackman a critiqué plusieurs décennies de politique occidentale qui, selon son analyse, ont permis à Téhéran d’échapper à toute mise en cause pour de graves violations des droits humains, des crimes contre l’humanité et des actes terroristes. Ces politiques ont, selon lui, contribué à préserver la capacité du régime à cibler ses opposants et les dissidents, aussi bien en Iran qu’à l’étranger.

Au lieu de modérer le comportement du régime, a-t-il déclaré, les concessions occidentales n’ont pas empêché la poursuite des conflits et des actes terroristes. Il a exhorté les gouvernements européens et le Royaume-Uni à abandonner cette approche et à adopter une politique plaçant au cœur de son action l’obligation de rendre des comptes et le soutien au peuple iranien.

Bob Blackman a évoqué la neutralisation présumée d’environ 24 projets d’attentats soutenus par l’Iran au Royaume-Uni, ainsi que les inquiétudes concernant une possible implication du régime dans un projet d’attentat terroriste qui aurait visé la base de la Royal Air Force (RAF) de Fairford. Il a cité ces exemples pour faire valoir que la menace émanant de Téhéran dépasse les frontières de l’Iran.

Critique de l’invitation de Pahlavi par le groupe de réflexion allemand

Bob Blackman a également abordé la controverse suscitée par la décision d’un groupe de réflexion allemand d’inviter Reza Pahlavi, fils de l’ancien shah d’Iran, à recevoir un prix de la liberté dédié au peuple iranien.

Il a qualifié cette décision de regrettable et de contre-productive, estimant que la mise en avant d’une personnalité associée à l’ancienne monarchie risquait de compromettre la lutte pour un avenir démocratique rejetant à la fois la dictature du shah et l’actuelle dictature religieuse.

Pour le député britannique Bob Blackman, l’avenir de l’Iran ne doit être déterminé ni par le rétablissement d’un ancien système de pouvoir ni par le maintien du système actuel. Il a au contraire affirmé que le peuple iranien devait pouvoir décider de son propre avenir politique dans le cadre d’un processus démocratique.

Ses critiques reflètent la position selon laquelle ni la monarchie héréditaire ni l’autoritarisme religieux ne constituent une solution démocratique à la crise politique iranienne.

Appel à des poursuites internationales contre les responsables du régime

À l’occasion de la Journée mondiale contre la peine de mort, le député britannique Bob Blackman a appelé les dirigeants européens à s’unir autour d’une initiative internationale visant à demander des comptes aux responsables du régime iranien impliqués dans des crimes contre l’humanité.

Il a exhorté les gouvernements européens à s’engager publiquement à poursuivre les démarches nécessaires au sein des Nations unies pour que les hauts responsables du régime puissent être traduits devant les instances judiciaires internationales compétentes. Il a également appelé le gouvernement britannique à jouer un rôle moteur dans la promotion de ces efforts sur la scène internationale.

Le député britannique Bob Blackman a fait valoir que s’attaquer au bilan du régime en matière de droits humains exigeait davantage que de simples déclarations de condamnation. Selon lui, les gouvernements doivent prendre des mesures concrètes pour mettre fin à l’impunité et veiller à ce que les responsables de crimes graves soient traduits en justice.

Une république démocratique fondée sur le choix du peuple iranien

Bob Blackman a réaffirmé son soutien au Conseil national de la résistance iranienne (CNRI) et à l’alternative démocratique qu’il propose, associée au plan en dix points de Maryam Rajavi. Il a présenté ce plan comme un cadre pour une république démocratique garantissant la séparation de la religion et de l’État, la tenue d’élections libres et le respect des libertés individuelles.

Il a souligné que l’avenir de l’Iran devait être déterminé par son peuple, qui doit avoir le droit de choisir son gouvernement au moyen d’élections libres et équitables. Il a également appelé à un transfert ordonné du pouvoir, du régime actuel au peuple iranien.

Le député britannique Bob Blackman a soutenu que le programme du CNRI offrait une voie vers des élections et un changement politique reposant sur la participation et la capacité d’action de la population iranienne. Il a également critiqué les relations entretenues par le gouvernement britannique avec Téhéran, estimant que les gestes diplomatiques envers le régime soulignaient la nécessité de réévaluer en profondeur l’approche de Londres.

En conclusion de son intervention, Bob Blackman a appelé à un Iran libre, démocratique et laïque, dans lequel chaque individu pourrait exprimer ses opinions, choisir librement son gouvernement et vivre sans subir de répression.

Son message lors de cette conférence était clair : la politique internationale à l’égard de l’Iran doit dépasser la complaisance et se concentrer sur l’obligation de rendre des comptes, les droits humains et le droit du peuple iranien à déterminer l’avenir de son pays.

La vidéo originale du discours du député britannique Bob Blackman est intégrée ci-dessous.