L’ancienne présidente équatorienne appelle l’ONU à agir contre les exécutions en Iran et à soutenir l’instauration d’une république démocratique

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CSDHI – Rosalía Arteaga Serrano condamne la recrudescence de la répression et des exécutions en Iran, exhorte le Conseil de sécurité des Nations unies à se saisir des crimes commis lors du soulèvement de janvier 2026 et soutient une transition démocratique fondée sur la souveraineté populaire.

L’ancienne présidente équatorienne Rosalía Arteaga Serrano a appelé à une action internationale urgente face à l’intensification de la répression et des exécutions en Iran. Elle a exhorté les Nations unies à engager des démarches pour que les responsables des crimes commis lors du soulèvement de janvier 2026 aient à répondre de leurs actes. S’exprimant lors d’une conférence organisée à l’occasion du 10 octobre, Journée mondiale contre la peine de mort, elle a également apporté son soutien à une transition démocratique fondée sur des élections libres, l’égalité entre les femmes et les hommes et le droit du peuple iranien à décider de son propre avenir.

Arteaga a averti que l’ampleur des violations des droits humains en Iran exigeait des mesures concrètes, et non de simples déclarations de préoccupation. Elle a cité les chiffres d’Amnesty International, selon lesquels au moins 2 167 exécutions ont été recensées en Iran en 2025, soit environ 75 % de l’ensemble des exécutions enregistrées dans le monde cette année-là.

Elle a également souligné que des condamnations à mort continuaient d’être prononcées contre des prisonniers politiques, tandis que se poursuivaient les arrestations arbitraires, la torture, les dénis de procès équitables et les intimidations visant les familles des détenus.

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Le soulèvement de janvier 2026 révèle l’ampleur de la répression

Arteaga a évoqué la mort de milliers de manifestants lors du soulèvement de janvier 2026, ainsi que la répression qui a suivi, comme autant de preuves des risques considérables auxquels s’exposent les Iraniens qui contestent le système au pouvoir.

Malgré la répression, a-t-elle déclaré, les manifestations et les expressions de dissidence se poursuivent parmi les travailleurs, les retraités, les infirmières, les étudiants et d’autres catégories de la société. Elle a exprimé sa solidarité avec celles et ceux qui continuent de réclamer un changement, malgré les risques d’arrestation et de sanctions.

Elle a souligné le rôle particulièrement important joué par les femmes dans la lutte pour la liberté. La discrimination à leur encontre étant inscrite dans les structures mêmes du pouvoir en Iran, a-t-elle fait valoir, l’égalité entre les femmes et les hommes ne saurait être dissociée de l’exigence plus générale de changement démocratique.

Pour Arteaga, protéger les droits humains en Iran suppose de défendre à la fois les droits immédiats des personnes persécutées et le droit de la population à participer librement à la définition de l’avenir politique du pays.

Appels à mettre fin aux exécutions en Iran et à traduire les responsables en justice

Arteaga a exhorté les gouvernements et les institutions internationales à exiger la suspension immédiate des exécutions en Iran, la libération inconditionnelle des prisonniers politiques et des manifestants détenus, ainsi qu’un accès indépendant aux prisons iraniennes.

Elle a également appelé à ce que les actes de torture, les homicides illégaux et les crimes contre l’humanité donnent lieu à des poursuites, soulignant que les hauts responsables ne devaient pas échapper à la justice.

Elle a notamment demandé aux Nations unies de se saisir de la répression liée au soulèvement de janvier 2026 et des autres crimes graves, notamment par l’intermédiaire du Conseil de sécurité de l’ONU. Une telle action est, selon elle, nécessaire pour remettre en cause l’impunité dont bénéficient les responsables des violations des droits humains.

Son appel place le contrôle international et l’obligation de rendre des comptes au cœur des efforts visant à empêcher de nouvelles exécutions et à protéger les personnes détenues pour des raisons politiques.

Le plan en dix points de Maryam Rajavi et un avenir démocratique

Arteaga a également souligné que la politique internationale à l’égard de l’Iran devait aller au-delà de la crise immédiate des droits humains. Elle a exprimé son soutien au plan en dix points de Maryam Rajavi, dont elle a présenté les dispositions comme des principes fondateurs pour un Iran démocratique.

Ce plan prévoit des élections libres, le pluralisme politique, la séparation de la religion et de l’État, la pleine égalité entre les femmes et les hommes, l’égalité des droits pour les minorités ethniques et religieuses, une justice indépendante et l’abolition de la peine de mort. Il envisage également un Iran vivant en paix et en amitié avec ses pays voisins et avec la communauté internationale.

Arteaga a affirmé que l’Iran n’avait besoin ni d’une guerre ni d’une politique d’apaisement, mais d’une république démocratique librement choisie par son peuple. Elle a exhorté la communauté internationale à soutenir la revendication du peuple iranien en faveur d’une telle transition et à se tenir aux côtés de celles et ceux qui risquent leur vie pour la liberté.

Son message central est que la fin des exécutions et l’établissement des responsabilités doivent aller de pair avec la défense du droit du peuple iranien à instaurer un système politique fondé sur la souveraineté populaire, l’égalité et les libertés démocratiques.