Paris, le 11 avril 2025 – Plus de 1 000 maires de France lancent un appel en faveur de l’arrêt des exécutions en Iran. À l’initiative de la Mairie du 5e arrondissement à Paris, du Comité des Maires de France pour un Iran démocratique et du Comité du Soutien aux Droits de l’Homme en Iran (CSDHI), une conférence s’est tenue vendredi 11 avril de 17h à 19h à la Mairie du 5ème pour annoncer cette initiative.
Parmi les signataires de cet appel figurent des maires de grandes villes de France telles que Lyon, Nice, Lille, Montpellier, Bordeaux, Besançon, Dijon, Saint-Étienne, Rouen, Nancy, Poitiers, Villeurbanne, Mulhouse, plusieurs arrondissements de Paris (5ᵉ, 11ᵉ, 12ᵉ, 13ᵉ, 14ᵉ, 17ᵉ, 19ᵉ), et des villes d’Île-de-France comme Cergy, Saint-Denis, Montreuil, Argenteuil, Nanterre, Vitry-sur-Seine, Drancy…
Voici le lien vers le texte de l’appel des maires et les noms des signataires :
Appel pour dire « non aux exécutions » en Iran – .PDF
Voici le lien vers la carte de la répartition géographique des villes participantes à l’initiative :
«non aux exécutions en Iran» – Google Maps

L’annonce de l’appel des maires a été faite par Mme Florence Berthout, maire du 5e arrondissement de Paris et co-présidente du Comité des Maires de France pour un Iran démocratique, en présence d’autres élus. Elle a dénoncé le régime des mollahs et la souffrance du peuple iranien : « Je vous accueille comme présidente du comité des maires (pour un Iran démocratique) que je copréside avec ma collègue maire de Villepinte. Les maires se sont mobilisés, j’espère qu’ils se mobiliseront encore plus. Nous sommes à 1011 maires et nous allons amplifier le mouvement. L’Iran souffre, au-delà de la souffrance, les trois quarts des exécutions aujourd’hui dans le monde, elles sont perpétuées en Iran. Et avec le changement du président, ça ne s’est hélas pas adouci. Le peuple est affamé comme vous le savez avec une inflation folle. Sur les réseaux, on voit que des centaines et des centaines d’Iraniennes et d’Iraniens n’ont plus accès aux soins élémentaires. Et puis il y a comme un gros couvercle là-dessus, l’intimidation, le meurtre, les viols, l’arbitraire quotidien. Et dans cet arbitraire quotidien, dans ces meurtres, les femmes, vous l’avez dit, paient un lourd, un très lourd tribut ».
Elle a toutefois terminé son intervention avec une note d’optimisme compte tenu de la résistance des Iraniennes en Iran et l’élargissement de la solidarité aux côtés des Iraniennes et des Iraniens.
« En tout cas, d’ici, de cette mairie au cœur du Quartier latin, je voulais, en mon nom personnel et au nom de ce comité des maires, dire combien nous sommes plus que jamais aux côtés des iraniennes et des Iraniens ».
Selon le dernier rapport d’Amnesty International, l’Iran a procédé à au moins 972 exécutions en 2024, représentant 64 % des exécutions mondiales recensées cette année-là.
Les maires s’inquiètent dans cet appel : « Cette tendance alarmante s’est intensifiée après l’entrée en fonction du nouveau président iranien. Parmi les personnes exécutées figuraient plusieurs opposants politiques, arrêtés lors du soulèvement de novembre 2022. Malheureusement, sur la scène internationale, l’absence de réaction à la répression, aux massacres et aux exécutions a encouragé le régime clérical à persister dans la répression, en particulier par le biais des exécutions. »
« Les maires signataires de l’appel soutiennent : l’appel de Maryam Radjavi (la présidente élue de la Résistance iranienne) pour à mettre fin aux exécutions en Iran et son engagement ferme en faveur de l’abolition de la peine de mort, comme indiqué dans son plan en dix points pour l’avenir de l’Iran ».
Dans un message vidéo adressé à la conférence Mme Maryam Radjavi a rendu hommage aux maires signataires en soulignant que les appels « d’un millier d’honorables maires français contre les exécutions en Iran, sont un cri puissant entendu dans des centaines de prisons de Khamenei par des milliers de condamnés à mort. Ce cri renforce la détermination des courageux prisonniers de la campagne contre les exécutions chaque mardi depuis plus d’un an et envoie un message fort aux familles devant les prisons disant qu’elles ne sont pas seules. »
Dans une autre partie de son message Mme Radjavi a alerté : « Les exécutions, qui ont touché 1150 personnes en Iran l’année dernière, sont la réaction défensive de Khamenei face au soulèvement et à la résistance. Le 8 avril, cinq prisonniers politiques ont été exécutés après dix ans de prison. Malheureusement, le silence et l’inaction encouragent les mollahs à faire toujours plus d’exécutions et de terrorisme ».

Le texte du message de Mme Radjavi ici
Geoffroy Boulard, Maire du 17ᵉ arrondissement de Paris, dont sur la mairie figure depuis déjà des mois, la banderole non aux exécutions en Iran avec les photos de plusieurs condamnés à mort, Jacques Boutault, adjoint au maire de Paris Centre, Bruno Macé, maire de Villiers-Adam ont également pris la parole au nom des élus. Ingrid Betancourt, Me Dominique Attias, présidente du Conseil d’Administration de la Fondation des Avocats Européens, Gilbert Mitterrand, Ancien député-maire de Libourne, Président de la Fondation France Libertés, Jean-François Legaret, Président de FEMO (Fondation d’Etudes pour le Moyen-Orient), ancien maire du 1er arrondissement de Paris, Nathalie Seff, Déléguée Générale de l’ACAT-France, Pierre Bercis, Président fondateur des Nouveaux Droits de l’Homme (NDH), Sarvnaz Chitsaz (présidente de la commission des femmes du CNRI), Azadeh Alemi (CSDHI), Gérard Lauton, universitaire et ancien syndicaliste, ont également pris la parole lors de cette conférence.
Geoffroy Boulard a expliqué son engagement sur ce mouvement très important de soutien à la résistance iranienne et au peuple iranien : avec tous les maires de France et je veux saluer ma collègue Florence Berthout, je suis très heureux qu’elle soit la présidente d’une communauté des maires dans cette patrie des droits de l’homme. Nous avons cet engagement pour la liberté. Les élus la République française sont très impliqués partout en France des petites communes aux grandes communes, de toutes les sensibilisés à ce qui se passe dans nos environs. Je voulais vous apporter et vous renouveler mon soutien, mon engagement pour un Iran libre.
Jean François Legaret, ancien maire du 1er arrondissement de Paris et Président de la FEMO, a rappelé : « Tous, quand on est maire, on représente ses administrés. Et mille onze maires signataires, ça représente plus de sept millions et demi de Français, c’est-à-dire plus de douze pour cent de la population française. Donc à travers le combat, l’engagement, la personne de ces élus, c’est tous ces Français qui sont là, qui sont à nos côtés, qui sont à l’écoute du peuple iranien, qui partagent les espoirs du peuple, qui partagent les combats et il faut que nous gardions l’espoir. Toutes les dictatures sont mortelles. Le régime des mollahs doit tomber, mais il faut aussi se préoccuper de ce qui se passera après.
Il n’y a qu’une république démocratique laïque peut succéder à la dictature abjecte des mollahs. Voilà pourquoi ce combat des maires a beaucoup de sens et pourquoi il incarne l’avenir de l’Iran, l’avenir libre du peuple iranien, de peuple d’Iran libéré et d’un d’une république laïque entièrement autonome et maître de son destin ».
Les négociations concernant le programme nucléaire iranien et les tensions géopolitiques ne doivent pas occulter la tragédie qui sévit dans les prisons iraniennes. « Les autorités iraniennes utilisent ces exécutions à des fins politiques, cherchant à instiller la peur et la terreur pour empêcher l’éclatement potentiel de soulèvements du peuple iranien », alertent les maires.
Voici quelques extraits des interventions :
Ingrid Betancourt :
Ingrid Betancourt qui fut elle-même prise en Otage en Colombie a dénoncé « cette constance de payer de façon silencieuse la libération des otages en poursuivant la résistance iranienne » alors que cette résistance est notre meilleure chance d’en finir avec les mollahs et les prises d’otages ».
« Nous avons eu il y a peu la très, très bonne nouvelle de la libération d’Olivier Grondeau, qui avait été de façon arbitraire pris en otage, prisonnier en Iran. Il a été libéré et quelle joie de voir qu’il a pu revenir chez lui avec sa famille parmi nous et cette joie évidemment ne nous fait pas oublier qu’on a encore d’autres otages français et aussi des otages européens qui restent dans les mains de ce régime. Je pense à Cécile Kohler, je pense à son compagnon, Jacques Paris.
Je pense aux Européens qui restent encore dans les geôles iraniennes et tout cela pour reprendre une des idées forces de Maryam Radjavi, qui est que tant que nos gouvernements feront le jeu, joueront le jeu du régime iranien nous serons tous en danger, que nos familles que nos enfants que nos amis soient pris dans cette folie et qu’ils finissent par être ces otages et d’État ».
« Nous sommes ici parce que nous avons la solution. Et la solution, il n’y en a pas vingt. Il y a une seule solution pour arrêter ce fléau, c’est la chute du régime iranien.
« Nous ne pouvons pas penser à autre chose. Il y aura des exécutions, il y aura des tortures, il y aura des violations, il y aura toutes sortes de crimes tant que ces fanatiques, que ces mollahs seront à la tête du régime iranien.
Nous avons la solution. Nous savons qu’il faut qu’ils partent. Nous savons aussi qu’ils sont faibles aujourd’hui ».
« Et nous avons la chance d’avoir cette résistance iranienne que nous suivons depuis des années. Nous savons qui ils sont.
Ce sont des démocrates conduits par une femme extraordinaire d’un courage, d’une générosité qui a dévoué sa vie, qui a sacrifié sa vie pour être au-devant de cette cause, qui a vu ses frères et ses sœurs massacrés et qui tient tête et qui porte cette résistance et qui nous permet aujourd’hui d’en parler parce que s’il n’y avait pas cette constance et cette voix, nous ne pourrions pas en ce moment nous mobiliser pour en parler.
Et que font nos gouvernements ? Quelle est cette diplomatie des otages ? Eh bien au lieu de soutenir cette résistance qui est finalement notre meilleure chance de sortir de ce chantage et de cette exportation du terrorisme, eh bien, ils ont pris, je dois le dire avec beaucoup de regrets, la solution, je ne dirais pas que c’est une solution facile, mais c’est une solution que je conteste, celle de payer d’une façon silencieuse la libération de nos otages en poursuivant la résistance iranienne.
Le lendemain de la libération d’Olivier, et je suis si heureuse qu’il soit parmi nous, croyez-moi, je sais ce que c’est qu’être otage. Mais je sais aussi que nos gouvernements doivent cesser de donner de l’oxygène au régime des ayatollahs. Sinon, il y aura d’autres Oliviers, il y aura d’autres Cécile Kohler.
Il y aura d’autres d’entre nous qui seront pris par hasard, par malchance, comme moi, parce qu’on se trouve à un moment donné au mauvais endroit, au mauvais moment, et qui seront des otages pour négocier ce qui n’est pas négociable.
La justice, nos valeurs, nos principes démocratiques, c’est pour cela que nous sommes ici ».
Dominique Attias :
« Madame la présidente du comité des maires de France pour un Iran démocratique. Dites-leur, dites-leur à tous ces maires, chapeau, chapeau mesdames et messieurs les maires, pour votre appel, pour dire non aux exécutions en Iran.
Une preuve supplémentaire du choix éclairé des Françaises et des Français qui font des maires, leurs femmes et hommes politiques préférés.
Vous qui êtes en prise tous les jours avec les réalités de terrain, vous ne vous laissez pas leurrer par les manœuvres politiciennes du régime sanguinaire des mollahs qui tentent de présenter l’opposition iranienne comme des terroristes.
La France doit s’honorer d’avoir sur son territoire la résistance iranienne à ce régime de fanatiques.
Nous sommes et vous l’avez dit, nous sommes ici à l’ombre du panthéon qui va accueillir la dépouille de celui qui a fait abolir en 1981 la peine de mort en France. Mon confrère, le ministre Robert Badinter. Jusqu’à sa mort, il s’est battu pour l’élimination de la peine de mort dans le monde.
À l’assemblée nationale, le 17 septembre 1981, il indiquait et je le cite : « Cette justice d’élimination, cette justice d’angoisse et de mort, décidée avec sa marge de hasard, nous la refusons. Nous la refusons parce qu’elle est pour nous l’anti-justice, parce qu’elle est la passion et la peur triomphant de la raison et de l’humanité ».
La peur, l’inhumanité et l’injustice sont le quotidien subi par le peuple iranien. Par les femmes d’abord, mais en réalité, par toutes celles et ceux soumis à l’arbitraire de ce régime théocratique et sanguinaire.
Comme le rappelle madame Maryam Radjavi présidente élue du conseil national de la résistance iranienne, et engagée depuis le début au sein de l’organisation des moudjahidines du peuple, principal mouvement d’opposition au régime clérical. »
Jacques Boutault, adjoint au maire de Paris Centre :
« La dernière fois que j’ai pris la parole pour soutenir le Conseil national de la résistance iranien et sa présidente Maryam Radjavi, c’était le 8 février sur la place Denfert-Rochereau où plus de vingt mille personnes s’étaient rassemblées pour dire non à la peine de mort, non aux exécutions, non au régime des mollahs. Et je garde en souvenir un moment un moment très puissant, très chaleureux, très grave de personnes qui avaient conscience de la gravité de la situation et qui s’offusquaient que le compteur des mille exécutions à mort en 2024 ait été dépassé ».
J’ai le sentiment que la victoire est à portée du peuple iranien, le fruit n’est pas mûr, le fruit est pourri, le régime est à l’agonie et il le sera d’autant plus que la diplomatie internationale soutenue par les citoyennes et les citoyens que nous sommes dans chacun de nos pays diront leur indignation au regard de ce qui se passe en Iran ».
Et je voudrais à ce sujet, apporter tout mon soutien, ma solidarité, mon estime aux deux de nos concitoyens qui sont aujourd’hui détenus dans les prisons iraniennes. Je veux parler de Cécile Kohler et de Jacques Paris. Je voudrais que nous ayons une pensée pour elle et lui et je souhaite très ardemment qu’ils retrouvent la liberté le plus rapidement possible.
Mais cette liberté ne doit pas se faire au détriment et par dénigrement du combat que mène le peuple iranien actuellement. Puisque souvent on peut imaginer que la diplomatie doit négocier dans des conditions très difficiles pour que nos concitoyens recouvrent la liberté. Mais si cette condition c’est des dénigrements à l’égard du Conseil national de la Résistance, je trouve que le prix est assez minable à payer. Puisqu’aujourd’hui, le CNRI est la seule organisation démocratique et laïque qui soutient la révolution nécessaire iranienne et l’alternative au régime des mollahs, c’est Maryam Radjavi et le conseil national de la résistance ».
« Alors une question se pose parfois qu’est-ce qui nous, qu’est-ce qui vous unit, qu’est-ce qui nous rassemble nous maires républicains avec la lutte que mène le peuple iranien, je crois qu’il faut faire référence à cela à la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 qui stipule que la résistance à l’oppression est l’un des droits naturels, inaliénables et sacrés de tout être humain.
Et c’est bien au nom de cette valeur, au nom de cette maxime qui fonde la République française dans ce qu’elle a de plus respectable que l’alliance entre les démocrates et les républicains français et tous ceux qui dans le monde se battent pour la liberté des peuples se fait ».
Gilbert Mitterrand, Ancien député-maire de Libourne, Président de la Fondation France Libertés :
« Le monde des hommes et des femmes libres et fraternelles, celui des ONG, celui des associations, celui des mouvements humanitaires, celui des militants et des combattants pour la justice et la dignité humaine, est ici aujourd’hui, dans cette mairie du cinquième arrondissement. Il se rassemble pour dénoncer l’inacceptable, le crime, la mort au nom de l’obscurantisme, au nom du chantage d’État qui devient une mode de diplomatie.
Et avec ce monde qui dénonce ces exécutions en Iran et cette façon de voir la vie, avec ce monde et mille maires de France qui aujourd’hui ont signé cet appel, nous sommes là tout simplement pour dire non aux exécutions en Iran et nous appelons partout dans le monde où que l’abolition de la peine de mort soit le droit.
Nous sommes là tout simplement pour dire ça et la fondation Danielle Mitterrand France Liberté soutient par son message ceux qui portent ce message-là, c’est un message universel et nous le faisons ici dans ces circonstances très difficiles autour de Maryam Radjavi, pour ce qui se passe de dramatique en Iran, aux mille personnes qui ont été exécutées en deux-mille-vingt-quatre dans ce pays, record absolu depuis vingt ans, auquel s’ajoutent près de quatre-cents nouvelles personnes exécutées depuis seulement ce début de l’année.
Je veux dire nous devons crier ce message à la face du monde, d’où nous sommes en mémoire de ces martyrs, mais aussi en soutien – autant que nous pourrons le faire – et en solidarité pour les victimes qui espèrent encore et qui espèrent toujours soit au fond des geôles en Iran, soit sur le terrain, dans la résistance en Iran, nous sommes avec eux. Qu’ils sachent qu’ils ne sont pas seuls, même si la voix du monde aujourd’hui ne leur permet pas d’entrevoir les lueurs que nous espérions tous pouvoir leur apporter, mais nos cœurs sont avec eux et notre combat, celui de tous finira par triompher.
Azadeh Alemi (représentante du CSDHI) :
« Le Comité de Soutien aux droits de l’Homme en Iran, fondé par des victimes de la répression du régime œuvre sans relâche pour défendre les libertés fondamentales du peuple iranien et dénoncer à l’échelle internationale les crimes du régime des mollahs ».
« Le régime a procédé à 1153 exécutions entre mars 2024 et mars 2025. Un record mondial et une augmentation de 42% par rapport à l’année précédente.
961 de ces exécutions, soit 83% ont eu lieu sous la présidence de Massoud Pezeshkian.
Parmi les victimes 38 femmes, 7 mineures au moment des faits et 7 exécutions en public sous les yeux de tous, imaginez !
La moyenne d’âge des exécutés est inférieure à 36 ans. Un quart d’entre eux venaient de minorités pauvres et marginalisées notamment les Baloutches.
Le régime iranien a fait de la peine de mort un instrument de terreur et cela pour une raison simple empêcher un soulèvement et retarder l’inévitable effondrement de sa dictature ».
« J’aimerais, au nom du comité de soutien aux droits de l’homme en Iran, saluer le comité des maires de France pour un Iran démocratique et sa présidente madame Florence Berthout et plus particulièrement ici MM les maires Jean-Claude Jigoudez, Guy Schmitt, M. Jacky Duminy et M. Bruno Macé qui nous ont beaucoup aidés avec leur participation active dans cette campagne.
En mobilisant leurs collègues maires pour soutenir cette cause juste et certains d’entre eux ont hissé des banderoles des noms des condamnés à mort dans leur mairie comme Geoffroy Boulard, Maire du 17ᵉ arrondissement de Paris.
Vous pourrez découvrir tout à l’heure dans le couloir des banderoles qui exposent les noms des maires signataires ainsi que des lettres de soutien particulièrement touchantes adressées par certains d’entre eux.
La communauté internationale doit conditionner toute relation avec le régime iranien à l’arrêt immédiat des exécutions et traduire ses dirigeants en justice pour crime contre l’humanité.
Merci. Votre présence ici aujourd’hui est un acte fort, un acte de justice, de solidarité et d’espoir pour le peuple iranien. Mais la campagne de non à la peine de mort ne s’arrête pas là.
Pour sauver la vie des condamnés à mort, pour sauver la vie de ceux qui attendent dans le couloir de la mort comme 6 autres militants de l’OMPI qui risquent la mort, pour sauver la vie de ces personnes, je vous invite à participer et à mobiliser autour de vous pour la manifestation que nous organisons la semaine prochaine samedi prochain le 19 avril à la place Colette à Paris pour sauver la vie de toutes ces personnes qui sont condamnées à mort en Iran sous le régime criminel des mollahs ».
Sarvnaz Chitsaz, présidente de la Commission des femmes du CNRI :
« Ces derniers jours la machine à tuer s’est remise en marche plus rapidement que jamais. Du 7 au 10 avril trente-trois personnes ont été exécutées dont trois femmes. Cela représente une exécution toutes les trois heures. En huit mois de la présidence de Pezeshkian, nous avons compté les exécutions de mille-dix prisonniers ».
Nathalie Seff, Déléguée Générale de l’ACAT-France :
« Je souhaitais également remercier la maire du cinquième arrondissement de nous recevoir aujourd’hui et évidemment les maires. Féliciter les maires d’avoir eu cette initiative parce que parmi tous les élus de la République, ce sont eux effectivement qui sont les plus proches du peuple, qui rencontrent les familles, qui voient quelles sont les conséquences immédiates enfin des lois que nous adoptons ».
« Parfois sur les réseaux sociaux, ces temps-ci on voit des femmes qui chantent sans voile, les policiers ne réagissent pas, il ne faut pas se leurrer, c’est vraiment de la propagande pour apaiser un peu les tensions mais ce n’est qu’un leurre. En réalité les exécutions sont beaucoup plus nombreuses qu’officiellement annoncées, les tortures sont beaucoup plus nombreuses que les chiffres qui nous sont donnés bien évidemment. »
« Je voudrais mettre l’accent sur deux victimes pour lesquelles malheureusement nous avons le sentiment d’avoir épuisé tous les recours : Sharifeh Mohammadi et Pakhshan Azizi. Ces deux femmes sont à la frontière de l’exécution ».
Pierre Bercis, président fondateur du NDH :
Chers amis, mesdames et messieurs, nous sommes là pour saluer la mémoire des martyrs, et pour célébrer la signature de mille Maires. C’est un commencement.
Il y a plus d’un an ici même, je disais qu’il fallait passer à la vitesse supérieure et nous battre sur le plan juridique international et ce que nouveau droit de l’homme a essayé de faire concrètement parce que Nouveaux Droits de l’Homme c’est pas de l’abstrait. Nous nous efforçons avec nos amis de porter l’affaire sur le plan juridique international quelles que soient les difficultés.
Bruno Macé, maire de Villiers-Adam :
« Quand plus de mille maires commencent à s’engager pour une cause qui est « non aux exécutions en Iran », on peut penser qu’enfin nous allons être entendus »
« Nous continuerons. Mais pas pendant des années pour une bonne raison, que le régime va tomber. Grâce à la force, des unités de résistance qui sur le terrain à Téhéran et dans l’Iran, tous les jours, travaillent pour instaurer dans ce pays la démocratie, la laïcité telle que préconisée par Maryam Radjavi. Ce combat est magnifique, ce combat il faut le défendre et j’appelle mes collègues, maires des grandes et petites villes, à s’y joindre ».
« Dernièrement, nous avons affiché sur la mairie le portrait de Maryam Akbari Monfared, prisonnière depuis quinze ans, pour s’être élevé contre l’exécution de ses frères et sœur ».
« Je voudrais saluer tout particulièrement parmi les signataires : Jean-Claude Jégoudez, maire honoraire de Grisy-sur-Seine, Jacky Duminy, maire d’Ors et Guy Schmitt, maire de Soultz-les-Bains ».
Gérard Lauton, universitaire et ancien syndicaliste, représentant l’association Pour l’Ukraine – pour leur liberté et la nôtre :
« Mais on sait qu’un peuple opprimé finit tôt ou tard par gagner sa liberté comme ce fut le cas en décembre deux-mille-vingt-quatre avec la chute de la féroce dictature de Bachar el-Assad, son clan étant en place depuis mille-neuf-cent-soixante-dix.
Bravo à la résistance iranienne pour ses actions exemplaires, bravo à ces appels à la soutenir dans les démocraties et bravo aux mille maires de France. Faisons notre et aidons à se réaliser le projet d’un Iran libre et démocratique, laïque et pacifique, où il fera bon vivre pour tous ».




