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prison centrale oroumieh iranCSDHI - Deux prisonniers politiques, Ebrahim Khalil Sediq Hamedani et son fils, Salar Sediq Hamedani, ont entamé une grève de la faim dans la prison centrale d'Oroumieh en Iran, depuis le samedi 1er mai 2020, afin de protester contre les fausses promesses du directeur de la prison, Mehr-Ali Farhang.

Après l'apparition du coronavirus il y a deux mois, celui-ci a fait des victimes dans la prison centrale d'Oroumieh. Les autorités pénitentiaires avaient promis de s'occuper des malades, de leur fournir du matériel d’hygiène et de les mettre en quarantaine, mais elles n'ont pas tenu leurs promesses.

Ebrahim Khalil Sediq Hamedani souffre de diabète et doit recevoir des injections d'insuline. Les 29 et 30 avril, lui et son fils sont allés voir le directeur interne de la prison pour lui demander la piqure d’insuline. Mais le directeur ne leur a pas donné de réponse précise et n'a finalement pas autorisé M. Hamedani à recevoir son injection.

Pour protester contre cette situation et d'autres pressions, ainsi que contre le manque d’équipement d’hygiène minimum, M. Hamedani et son fils ont entamé une grève de la faim.

Ils avaient tous deux entamé une précédente grève de la faim, le 25 septembre, pour protester contre leur condamnation à 19 ans de prison chacun.

Ils ont été inculpés de « mesures contre la sécurité nationale » et de « bombardement d'installations gouvernementales » après avoir été accusés d'avoir en leur possession un demi-kilogramme d'explosifs.

La propagation du COVID-19 dans la prison a conduit à la mort de sept prisonniers et à plus de 100 infections à ce jour, selon des groupes kurdes de défense des droits humains.

Au cours du mois dernier, au moins sept prisonniers sont morts après avoir été infectés par le COVID-19 à la prison centrale d'Oroumieh.

Les autorités continuent de cacher la propagation du COVID-19 dans la prison d'Oroumieh malgré des informations prouvant le contraire.

Les mauvaises conditions sanitaires des prisons iraniennes ne sont pas nouvelles. Les environnements carcéraux, déjà gravement contaminés, se sont transformés en épicentre pour propager le virus. Dans la plupart des prisons, y compris Evine, Qezel-Hessar, Gohardasht, Ardabil, Oroumieh, Quchan, Zahedan, Kermanshah et Sanandaj, le nombre de cas COVID-19 est en augmentation et aucun traitement médical n’est proposé.

Source : Iran HRM