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scandale faux aveuxCSDHI – Après le scandale suscité par les fausses confessions extorquées de force par le ministère du renseignement du régime iranien (MOIS) au sujet de l'assassinat des scientifiques du nucléaire du régime, une autre faute est imputée au MOIS.

« Il y a beaucoup de questions et de zones d’ombre sur l'attentat à la bombe contre le sanctuaire de l'Imam Reza en 1994, ainsi que sur les meurtres en série et les aveux forcés extorqués à des innocents pour qu'ils avouent avoir assassiné des scientifiques spécialisés dans le nucléaire », a déclaré Ali Motahari, membre du parlement du régime, au quotidien Etemad.

Motahari a souligné que le gouvernement et l'ancien ministre du renseignement devaient être tenus pour responsables. « Ils doivent dire pourquoi, pour quelle raison et avec quelle permission, les faits se sont produits. L'ancien ministre du renseignement, Heydar Moslehi, devrait répondre à ces questions et ambiguïtés », a déclaré Motahari.

M. Motahari a évoqué plusieurs autres affaires de sécurité, toutes marquées par les mots « communs ; obtenus facilement », « aveux diffusés à la télévision officielle » et, dans certains cas, « exécution rapide » des accusés, et a déclaré : « L'explosion survenue dans le sanctuaire de l’Imam Reza en 1994 est également ambiguë et doit être clarifiée. La même chose s’est produite dans le cas des meurtres en série, et cette affaire est la même en ce qui concerne le maintien du système. »

Concernant les aveux forcés et les actes de torture perpétrés par le régime iranien, Ali Rabiei, porte-parole du gouvernement de Hassan Rouhani, a tenté de blâmer la fraction des extrémistes, mais a incontestablement admis qu’il continue à perpétrer de tels crimes.

Ali Rabiei, qui est lui-même un ancien tortionnaire et agent du renseignement, a tenté de façon obscène de blanchir les aveux forcés qui avaient été extorqués à treize personnes à la télévision nationale, accusés de meurtre de scientifiques du nucléaire et de la terrible exécution de l'un d'entre eux, qualifiée d’ « erreur professionnelle » commise par un autre circuit.

Malgré la captivité et la torture de ces individus qui ont duré plus d'un an sous le gouvernement Rouhani, Ali Rabii a déclaré, lundi 19 août : « Cette affaire n'a pas eu lieu sous notre gouvernement, je n'ai pas accès à cette affaire mais d’après nos informations générales, dans un cas, l’un des aveux était vrai, malheureusement, dans d’autres, ils n’ont pas travaillé de manière professionnelle. L’interrogateur n’était pas un expert en contre-espionnage et appartenait à un autre circuit et ils ont travaillé sur cette affaire. Je pense qu’à l’époque, ils se sont excusés auprès de ces personnes. »

Source : Stop au Fondamentalisme