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Isfahan Steel Factory iranCSDHI - Le régime iranien a condamné 86 personnes à un total de 2 580 coups de fouet et à 344 mois de prison pour avoir protesté contre le détournement d’eau vers l’usine d’acier d’Isfahan, contrôlée par les pasdarans.

Le tribunal pénal de Borujen, dans les provinces de Chaharmahal et de Bakhtiari, dans le sud-ouest du pays, a jugé 103 manifestants pour « perturbation de l'ordre et de la paix publics » et pour « désobéissance des agents du gouvernement en service » le 31 juillet.

Selon les défenseurs des droits humains en Iran, 86 d'entre eux ont été condamnés à 30 coups de fouet et à 4 mois de prison chacun.

En juillet 2016, les habitants de Boldaji ont protesté contre le transfert de leur eau dont ils avaient tant besoin vers l'usine sidérurgique Sefid Dasht appartenant à une société liée à l'IRGC (les pasdarans), Isfahan Steel Company (usine de sidérurgie d’Isfahan). Les manifestations ont mené à des affrontements avec les forces de sécurité. Bilan des affrontements, des manifestants ont été tués et d’autres blessés. Beaucoup ont été arrêtés.

La région souffre de pénurie d’eau et le transfert de l’eau a entraîné de graves pénuries dans la région. Selon certaines informations, les projets de transfert sont encore imminents.

L’Isfahan Steel Company, alias Mobarakeh Steel Factory, a été sanctionnée par le Trésor américain en octobre 2018 pour ses liens avec les pasdarans et le financement du Basij.

Selon le Trésor américain, l’usine sidérurgique d’Ispahan, qui est le plus grand producteur d’acier du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord, « est utilisée comme une source de revenus pour le conglomérat économique de Bonyad Taavon Basij. La Mobarakeh Steel Company d’Essahan fournit chaque année des millions de dollars à la société d’investissement iranienne Mehr Eqtesad, entité qui entretient des liens étroits avec le Basij et son Bonyad Taavon Basij ».

Le corps des gardes de la révolution islamique (les pasdarans) contrôle la milice paramilitaire Basij, utilisée par le régime pour réprimer les manifestations nationales.

L’Iran a renforcé sa répression des manifestations en prononçant des peines de prison et des coups de fouet sans précédent, aux manifestants et aux militants.

Plus récemment, en août dernier, 21 activistes et manifestants ont été condamnés au fouet.

Source : Iran News Wire