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droits humains iran septembre 2019CSDHI - Iran Human Rights Monitor a publié son compte-rendu mensuel sur les violations des droits humains en Iran au mois de septembre 2019.

Le mois de septembre a été marqué par la poursuite de la répression généralisée à l'encontre du peuple iranien, en particulier contre les femmes et les minorités, qui a augmenté au cours de l'année écoulée, en corrélation avec le soulèvement iranien.

Iran HRM a déclaré que la répression des droits des femmes depuis le début du régime était une mesure délibérée et un prélude à la suppression absolue de la liberté de tous les Iraniens.

Selon le compte-rendu, au moins 14 personnes, dont deux femmes, ont été exécutées en septembre, mais comme pour toutes les statistiques de ce document, il est important de se rappeler que les chiffres réels sont peut-être beaucoup plus élevés à cause du secret que le Régime entretient sur ses violations des droits humains.

Un de ces prisonniers a été fouetté avant d’être exécuté par le régime, le 26 septembre, ce qui nous alerte sur le recours du régime à la torture contre les prisonniers.

Au moins 129 personnes, dont 91 manifestants, ont été condamnées à la flagellation en septembre, et au moins une personne a été fouettée. Le régime ne considère pas cela comme une peine cruelle et rare.

En septembre également, au moins une personne - Javad Khosravanian - est morte sous la torture dans la province de Fars, dans le sud-ouest de l'Iran. Khosravanian avait été arrêté le 30 août à son domicile à Khorrambid par les forces de sécurité officielles. Après sa mort en détention, son corps avait été transporté dans un hôpital local.

Un groupe de prisonniers d’opinion sunnites, qui avaient protesté contre les conditions de détention et le refus des autorités de leur accorder un traitement médical, ont été battus à coups de décharges électriques et de matraques par les gardiens de la prison de Rajaï Chahr à Karaj et transférés en isolement malgré leurs blessures.

Au moins un prisonnier est décédé faute de traitement médical, mais trois autres prisonniers politiques sont toujours privés de soins médicaux.

Arash Sadeghi, qui a un cancer des os et le bras droit paralysé, doit passer des examens pour déterminer si le cancer s’est propagé et subir plusieurs chimiothérapies. Amnesty International a qualifié ce refus de « torture au sens du droit international ».

Majid Assadi, qui souffre d'une maladie rhumatismale appelé spondylarthrite ankylosante (SA) et qui souffre également d'ulcères, de problèmes digestifs et d'inflammation dans son réseau de vision, doit également consulter un médecin à l'extérieur de la prison.

Saeed Shirzad devait être conduit à l'hôpital le 15 septembre pour une opération à l'œil programmée et payée par sa famille, mais les responsables de la prison n'ont pas autorisé son transfert. En fait, ses demandes d'hospitalisation ont été refusées à plusieurs reprises au cours des derniers mois.

Mehdi Farahi Shandiz, prisonnier politique iranien, a été torturé jusqu'à perdre conscience et Zahra Mohammadi, directrice de l'association sociale et culturelle Nojin à Sanandaj, est toujours en détention.

Source : INU