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enfants travail rue iranCSDHI - Comme pour de nombreux problèmes sociaux en Iran, le régime cache les statistiques du travail des enfants dans ce pays, et chaque contributeur fournit des statistiques qui peuvent être considérées comme fausses.

 

Les enfants qui travaillent, des mots qui ne sont pas agréables à entendre, peuvent être observés tous les jours dans les rues des villes iraniennes, en dépit des autres maux de la société iranienne.

Des enfants qui apprennent l'alphabet de la vie dans les rues de la ville beaucoup plus tôt que ce qu'ils doivent apprendre à l'école. Des enfants qui ne vivent pas leur enfance, leurs petites épaules pliées sous le poids des travaux forcés.

Le mot loisir, pour eux, est un peu considéré comme une blague, alors qu'ils sont écrasés par le poids des tâches, ils s'endorment la nuit et ils n'ont pas le temps de faire de beaux rêves d'enfant comme les autres.

N'ayant aucune joie d'enfance, si vous regardez leur visage, vous ne verrez que leurs cris, et si vous les regardez dans les yeux, vous y verrez le regret des jeux de l'enfance. Dans ce régime, malgré les fausses affirmations, aucune mesure pratique n'est prise pour réduire les statistiques sur le travail des enfants.

Les statistiques fournies par les autorités compétentes sur le nombre d'enfants qui travaillent en sont une preuve. Alors que les statistiques sur les personnes sont la première étape vers l'élimination ou la réduction du phénomène du travail des enfants.

Il y a beaucoup à dire sur les raisons de la présence d'enfants travailleurs dans les rues, mais ce qui rend la question du travail des enfants plus douloureuse en Iran sous la dictature religieuse, c’est que les statistiques sur le travail des enfants demeurent cachées.

Le Directeur général du Bureau de la protection sociale a annoncé que le nombre total d'enfants travailleurs en Iran s’élève à 8 000.

Avant lui, Mohsen Nirmandi, directeur général des coopératives, du travail et de la protection sociale de la province d'Ispahan, avait annoncé le 27 août 2019 : « En Iran, nous avons 410 000 enfants qui travaillent, dont environ 8 000 à Ispahan. »

Quelques mois auparavant, Nahid Taj-al-dini, députée de la commission des Affaires sociales au Parlement des mollahs, avait estimé en juin 2019 que le nombre d'enfants qui travaillaient en Iran était situé entre 3 et 7 millions.

C’est en 1961 que pour la première fois en Iran, la question des droits de l'enfant a été introduite qui condamnait ceux qui utilisaient des enfants de moins de 12 ans dans des ateliers de tissage de tapis, de six à douze mois de prison et à une peine de 500 à 5 000 tomans, qui pouvait aller jusqu'à trois ans de prison et une amende allant jusqu'à 30 000 dollars qui étaient augmentée en cas de récidive.

La loi sur le travail adoptée dans les années 80 prévoit que l'emploi des enfants jusqu'à 15 ans est totalement interdit et mais autorisée l'âge de 15 à 18 ans, tout comme les stages. Le travail de nuit et les heures supplémentaires pour les enfants sont également interdits.

En outre, le régime iranien a signé des lois internationales sur le travail des enfants et d'ici la fin de 2021, le travail des enfants devrait atteindre zéro en Iran.

L'une des façons dont le régime traite les enfants est de permettre à la police d’utiliser la force à leur encontre et de les rassembler dans les villes. La crainte est que les enfants qui travaillent dans la rue pour quelque raison que ce soit, soient ensuite envoyés dans des ateliers clandestins sans nom ni adresse.

On observe des différences entre les enfants travailleurs selon les villes qu’ils fréquentent, les villages, les fermes et les zones agricoles, et dans les chantiers de construction des grandes routes et dans les villes.

Parmi un grand nombre d'enfants contraints de travailler dans ces lieux, seuls les enfants travaillant dans la rue sont pris en compte par les organismes gouvernementaux.

En fait, on peut dire que la raison de l’attention porté à ces enfants n'est malheureusement pas de les aider à sortir du cycle du travail, mais plutôt de purger la ville de l'image de ces enfants. C’est pourquoi, la lutte contre le travail des enfants est devenue la lutte contre ces enfants eux-mêmes.

La loi concernant les enfants des rues a été adopté en 2005 par le gouvernement, et 11 organismes ont été chargés de sa mise en œuvre. Mais après 15 ans, rien n'a été fait.

Un autre facteur important à garder à l'esprit est que les enfants occupent les rues comme des mendiants et sont souvent maltraités.

Source : INU